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![]() Le contexte politique
Le général Soglo préside alors un Comité de rénovation nationale qui entreprend d'assainir l'économie et les finances du pays, mais des grèves éclatent en 1967. Le gouvernement est renversé le 17 décembre par le commandant Maurice Kouandété qui met en place un comité révolutionnaire chargé de superviser l'action du gouvernement provisoire, de constituer une commission constitutionnelle et de contrôler les biens des anciens gouvernants. La nouvelle Constitution, approuvée le 31 mars 1968, établit un régime de type présidentiel. Emile Derlin Zinsou devient président, mais il est renversé par un nouveau coup d'État qui le remplace par une direction militaire le 10 décembre 1968. Un Conseil présidentiel composé des trois partis traditionnels est instauré le 7 mai 1970 ; il met en place une organisation qui doit permettre la cohabitation des trois chefs des partis traditionnels - Hubert Maga, Sourou Migan Apithy, et Justin Ahomadégbé. La Révolution Cet arrangement politique ne survivra pas au coup d'état militaire du 26 octobre 1972, dirigé par le commandant Mathieu Kérékou, l'actuel président. A la tête d'un pouvoir marxiste-léniniste, Kérékou fait nationaliser plusieurs entreprises clé, et crée le PRPB (le Parti de la Révolution Populaire du Bénin, seule organisation politique du pays, jusqu'à la restauration de la démocratie pluraliste en 1990.) Le Bénin organise son premier scrutin présidentiel de l'ère du renouveau démocratique en mars 1991, et le Général Kérékou passe le témoin à son premier ministre, Nicéphore Dieudonné Soglo. Mathieu Kérékou retrouve son fauteuil présidentiel en 1996, après avoir battu Nicéphore Soglo. Le président Kérékou est réélu en 2001, à l'issue d'un scrutin très contesté. Le Renouveau démocratique L'un des points régulièrement portés à l'actif du président Kérékou est d'avoir réussi à garantir la stabilité du pays, dans une sous-région ouest-africaine en proie à une forte instabilité. Pour sa part, le président Kérékou, surnommé « Le Caméléon » par ses compatriotes, avait depuis le mois d'août, à l'occasion d'un discours à la Nation, promis de rester fidèle à l'esprit et à la lettre de la constitution, en renonçant à la faire modifier. « Si vous ne quittez pas le pouvoir, le pouvoir vous quittera », avait-il lancé, avant d'ajouter : « le Bénin est un pionnier de la démocratie en Afrique et le restera. Je ne vais pas mettre en péril cet acquis que j'ai contribué à bâtir. » |
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