![]() |
|
![]() Les changements au sein de l'armée Après la démission-surprise, le 11 janvier, du ministre de la Défense, Pierre Osho, une certaine inquiétude s'est emparée des observateurs de la scène politique béninioise. Fidèle compagnon du chef de l'Etat, un temps pressenti comme un dauphin potentiel de son mentor, Pierre Osho a justifié son départ par des "incohérences et des actes anticonstitutionnels" au sein du gouvernement, en rapport avec la question de la présidentielle.
L'impact de la démission de l'ancien ministre de la Défense reste flou, mais le président Kérékou s'est empressé de le remplacer par le colonel Martin Dohou Azonhiho, un autre fidèle, accusé de diverses violations des droits de l'Homme sous l'ancien régime révolutionnaire, et surtout partisan déclaré du report des élections. Démission du ministre de la Défense Selon certaines informations, l'Assemblée Nationale s'était opposée à sa nomination, estimant qu'il ne méritait pas d'être promu à un poste de responsabilité aussi sensible, à un tournant aussi délicat de la vie politique du pays.
Martin Dohou Azonhiho a en outre déclaré que sa nomination ne représente pas un retour aux affaires du régime révolutionnaire, ni une manoeuvre visant à bloquer le processus électoral. Le président Kérékou et son nouveau ministre de la Défense ont invité l'armée à observer une stricte neutralité dans le déroulement du scrutin, ce qui n'a cependant pas empêché le colonel Azonhiho d'affirmer son soutien à la candidature de Me Adrien Houngbédji, le candidat du Parti du Renouveau Démocratique à la présidentielle du 5 mars. Reste à voir si les appels à la neutralité de la Grande Muette seront suivis d'effet, alors que plusieurs informations font état d'un certain mécontentement dans les rangs des soldats, lié à des revendications salariales et à des questions de promotion. |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ^^ Haut de Page | |||