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![]() Présentation Générale Autrefois considérée comme un modèle de stabilité, la Côte d'Ivoire a basculé en 2002 dans une guerre civile dont les conséquences se sont fait sentir dans plusieurs pays africains.
En septembre 2002, une rébellion armée éclate et coupe le pays en deux. Il faudra attendre mars 2007, après l'échec de plusieurs tentatives de règlement pacifique, pour qu'un accord de paix, dit de Ouagadougou, soit signé entre les belligérants. Cet accord dessine les bases d'une solution politique à la crise. Plus de trois décennies après les indépendances, sous la direction de son premier président, Félix Houphouët-Boigny, la Côte d'Ivoire s'était distinguée par la coexistence pacifique entre plusieurs ethnies et groupes religieux. Son économie était l'une des plus développées du continent et on parlait même du "miracle ivoirien" pour qualifier l'exception que le pays représentait au milieu d'une Afrique minée par l'instabilité et la pauvreté. Les premiers mots de l'hymne national du pays, L'Abidjanaise - "Pays de l'hospitalité, pays de la fraternité" - reflétaient bien dans le texte ce sentiment d'harmonie. Cette harmonie a pris fin avec le coup d'état militaire perpétré en 1999 par le Général Robert Guéï, qui a renversé le successeur d'Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié. Ce dernier avait dû fuir le pays, dans un contexte de division ethnique, marqué par la montée de la xénophobie, dont les principales victimes sont les musulmans du Nord, dont est originaire l'un des principaux leaders de l'opposition, Alassane Dramane Ouattara.
La guerre civile de 2002 allait consacrer la division du pays en deux entités - le Nord, occupé par les rebelles, et le Sud, aux mains des forces gouvernementales. A son tour, le Général Robert Guéï, exclut Alassane Ouattara de la présidentielle de 2000, pour cause de "nationalité douteuse." Laurent Gbagbo, le seul adversaire politique sérieux de Robert Guéï lors de la présidentielle de 2000, accède au pouvoir, après un scrutin marqué par de nombreuses irrégularités. La violence cède le pas à la xénophobie. Plusieurs partisans d'Alassane Ouattara sont tués, après que leur leader eut appelé à la reprise du scrutin. En septembre 2002, une mutinerie se transforme en véritable rébellion armée, qui reprend en échos le mécontentement croissant des nordistes majoritairement musulmans. Plusieurs milliers d'Ivoiriens ont perdu la vie dans ce conflit et le pays sera divisé en dépit de la cessation des hostilités. Les troupes de maintien de la paix patrouillent le long de la ligne de démarcation entre le Nord, occupé par les rebelles, et le Sud, contrôlé par les troupes gouvernementales. Plusieurs tentatives de médiations visant à ramener la paix entre les différents belligérants échouent. Mais en mars 2007, la médiation engagée par le président Burkinabé, Blaise Compaoré débouche sur un accord de paix dit de Ouagadougou qui se matérialise par la nomination du dirigeant rebelle, Guillaume Soro au poste de premier ministre. D'après cet accord le commandement militaire des rebelles et de l'armée nationale doivent fusionner et la ligne de démarcation qui coupait le pays en deux, la "zone de confiance" est démantelée. Une échéance pour la tenue d'élection présidentielle est fixée. Pour la première fois depuis l'éclatement de la crise, les ivoiriens, mais aussi les observateurs internationaux se prennent à esperer. |
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