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Kigali accusé d'harceler l'opposition
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Au Rwanda, la dirigeante de l'opposition, Victoire Ingabire, a été entendue par la police.
On ne connaît pas la raison officielle de cette convocation, mais lors d'une visite au principal mémorial du génocide, la présidente du parti des Forces démocratiques unifiées (FDU) a tenu des propos jugés condamnables par les autorités. Son audition coïncide avec la publication d'un rapport de l'organisation Human Rights Watch, qui affirme que l'intimidation et le harcèlement des opposants sont en augmentation à l'approche de l'élection présidentielle. Le scrutin est prévu le 9 août. L'organisation recense une série d'incidents pour lesquels elle réclame des enquête. Le rapport mentionne, notamment, le cas du principal conseiller de Victoire Ingabire, Joseph Ntawangundi, battu et humilié devant un bâtimentt officiel, puis arrêté parce qu'il aurait été condamné, par contumace, pour des faits de génocide pour un tribunal traditionnel Gacaca. Mais le FDU affirme qu'il n'était pas au Rwanda au moment des faits. Victoire Ingabire, pour sa part, est accusée de négationisme et de divisionisme suite à des propos tenus peu après son retour d'exil. Lors d'une visite au principal mémorial du pays, elle avait regretté que les victimes Hutues des massacres aient été oubliées. Victoire Ingabire a passé seize ans aux Pays-Bas et était absente pendant le génocide de 1994. L'opposante est trés critique envers le gouvernement du président Paul Kagame. Elle a annoncé son intention de se présenter à la présidentielle. Son parti n'a pas encore reçu l'agrément des autorités. |
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