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Tournée asiatique d'Obama
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Barack Obama entame aujourd’hui la première tournée en Asie de sa présidence, une tournée qui va l’amener dans quatre pays
en sept jours : Japon, Singapour, Chine et Corée du Sud.
Barack Obama connaît la région Asie-Pacifique pour être né à Hawai et avoir vécu en Indonésie de 1967 à 1971. Mais l’Asie de ce début de 21ème siècle qu’il visite à partir d’aujourd’hui est une région inédite pour le président des Etats-Unis qui doit s’attendre à des écueils sur son itinéraire. Les problèmes que rencontrent les Etats-Unis en Asie sont tels que l’une des étapes les plus délicates de la tournée de Barack Obama sera celle qu’il effectue aujourd’hui et demain au Japon, pourtant le plus grand allié de Washington dans la région. Depuis des années, les Japonais manifestent contre la présence de 47 000 soldats américains sur leur sol, la moitié d’entre eux stationnés sur l'île d’Okinawa. Jusqu'à présent, le gouvernement nippon avait composé avec Washington, mais aujourd’hui, le nouveau premier ministre Yukio Hatoyama veut, sur ce dossier comme sur d’autres, développer une politique étrangère plus indépendante des Etats-Unis. Les tensions sont si sérieuses que Barack Obama devrait annoncer à Tokyo qu’il accepte de lancer des négociations pour définir les nouveaux contours de l'alliance bilatérale d’ici novembre 2010. A Singapour, Barack Obama participera au sommet de l’Organisation de coopération économique de la région Asie-Pacifique et à celui de l’Association des pays d’Asie du Sud-est. La coopération avec la Chine C’est à Pékin que Barack Obama aura la tâche la plus difficile. Le chef de la Maison Blanche parle souvent d’un monde qui n’est plus uni-polaire et dans lequel les Etats-Unis veulent et doivent désormais partager responsabilité et autorité, et cela est particulièrement vrai par rapport à la Chine. Barack Obama souhaite élargir la coopération avec la Chine dans les domaines du commerce, des changements climatiques et de la lutte contre la prolifération nucléaire. Il veut notamment obtenir le soutien de la Chine à l’eventuel renforcement des sanctions internationales contre l’Iran, au développement du dialogue avec la Corée du Nord et avec la junte militaire au pouvoir en Birmanie, ainsi qu’à la résolution du conflit dans la région du Darfour au Soudan. Mais Human Rights Watch et d’autres organisations humanitaires appellent Barack Obama à ne pas oublier de soulever publiquement le problème des violations des droits de l’Homme en Chine, en particulier la répression des dissidents et le dossier du Tibet. Jusqu'à présent, l’Administration Obama a en effet relégué les droits de l’Homme au second plan dans son dialogue avec Pékin, Barack Obama étant même devenu, le mois dernier, le premier président américain à refuser de recevoir le Dalai Lama depuis 1990. Jeudi soir, le president Obama a seulement indiqué qu’il entend soulever la question des droits de l’Homme au cours de ses reunions avec les dirigeants chinois. Par ailleurs, il a décrit la Chine comme “un partenaire vital, de même qu’un concurrent” des Etats-Unis. Une description qui rend compte de la complexité des intérêts en jeu dans les relations sino-américaines. |
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