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Madagascar: accord sur le partage du pouvoir
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La situation a été enfin débloquée vendredi soir à Addis-Abeba, avec l’acceptation par les quatre mouvances malgaches d’une
coprésidence.
Rajoelina devient ainsi officiellement président de la transition aidé par deux co-présidents (pro-Ravalomanana et pro-Zaffy)
du conseil présidentiel. Ces quatre derniers jours les blocages tournaient autour de la présidence de la transition. Rajoelina, président, ne souhaitait en aucun cas partager son poste, comme l’avait suggéré Marc Ravalomanana lors des débats.
Président de fait depuis le 6 octobre Rajoelina n’était pourtant pas reconnu par la communauté internationale, d’ailleurs
lors de son séjour éthiopien pas du véhicule normalement attribué au chef d’état. Autre point de blocage la répartition des postes ministériels, car les postes du conseil supérieur de la transition du congrès, ont été attribues vendredi soir. Le dialogue de sourd entre le président déchu Ravalomanana et le leader du coup d’état du 17 mars Rajoelina, a pris fin pour le bonheur de toutes les parties concernées, alors que Vendredi matin encore Rajoelina semblait de plus en plus isolé. Son intransigeance aurait pu couter très cher au pays. L’Union européenne menaçait de couper une aide de plus de 630 millions d’euros. Les aides budgétaires directes ont été arrêtées. De plus si la crise persistait Madagascar encourait le risque d’être exclu de l’AGOA en décembre pour 12 ans. Le FMI et la Banque Mondiale ont suspendu leur contribution, seule l’aide humanitaire continue de circuler. L’Union Africaine a suspendu Madagascar depuis le coup d’état. |
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