|
Malabo : grâce pour les participants au complot de 2004
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a gracié cinq mercenaires dont l'ancien soldat britannique Simon Mann, condamnés
pour avoir comploté de le renverser en 2004.
Les autorités de ce petit pays pétrolier d'Afrique centrale affirment que le pardon accordé aux membres du commando majoritairement composé de sud-africains est à titre humanitaire. Selon un membre de la Cour suprême contacté à Malabo par téléphone par la BBC depuis Johannesburg, Simon Mann et ses co-accusés bénéficient "de la grâce présidentielle" et quittent la prison ce mardi. Les déclarations du juge Obono Olo ont été confirmées dans la matinée par un communiqué de la présidence de la république lu à la radio nationale. Les raisons de la libération du chef du commando, le Britannique Simon Mann "sont purement humanitaires" a précisé le communiqué. Simon Mann, qui est agé de 57 ans, a été opéré d'une hernie l'année dernière. Nick Du Toit, un Sud-africain, ainsi que trois autres personnes condamnées dans cette tentative de putsch, ont aussi bénéficié de la clémence du président Obiang. Tous étaient incarcérés dans la prison de Black Beach à Malabo, que de nombreuses organisations des Droits de l'Homme présentent comme un mouroir. Simon Mann avait été arrêté en 2004 à Hararé en compagnie de 61 mercenaires sud-africains lors d'une escale au Zimbabwe pour récupérer des armes selon les autorités de ce pays. Ils devaient ensuite toujours selon la justice rejoindre une autre équipe dirigée par Nick Du Toit, qui elle était déjà sur place à Malabo. Le but de l'entreprise était de renverser Teodoro Obiang Nguema et de placer au pouvoir le leader de l'opposition Severo Moto, en exil. Ce dernier a toujours démenti tout lien avec les protagonistes de l'affaire. Simon Mann et ses complices purgeaient des peines de plus de trente ans de prison. Leur libération même si c'est pour des raisons humanitaires laisse certains observateurs dubitatifs. Ils soulignent que des élections sont prévues fin novembre. En faisant une faveur à Mann, disent-ils, le gouvernement espèrent être mieux informé et parer tout nouveau complot. Le régime d'Obiang Nguema est plutôt connu pour passer par les armes les auteurs de présumés tentatives de coups d'Etat quand les plus chanceux restent en prison toute leur vie. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||