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Dernière mise à jour: 23 Octobre, 2009 - Heure de publication 05:31 GMT
 
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Etats-Unis : les salaires de certains patrons réduits
 

 
 
le président Barack Obama
25 dirigeants vont voir leurs salaires diminuer de 90%
Les sept entreprises visées par les réductions de salaire, de primes et de privilèges annoncées jeudi soir par l’Administration Obama sont celles qui ont reçu le plus d’aide des pouvoirs publics afin de sortir de la crise depuis septembre 2008.

Le gouvernement américain avait consacré 700 milliards de dollars pour renflouer le secteur bancaire, puis plusieurs centaines de milliards supplémentaires pour renflouer d’autres secteurs de l’économie.

Quatre banques et institutions financières sont concernées par les mesures d’austérité imposées par l’exécutif américain, parmi lesquelles les géants Bank of America et Citigroup ; une compagnie d’assurance, la désormais célèbre AIG ; et deux constructeurs automobiles, General Motors et Chrysler.

Dans ces entreprises, les 25 dirigeants les mieux rémunérés vont voir leurs salaires diminuer de 90% et leurs primes de 50%.

Par ailleurs, les privilèges pécuniaires divers et variés dont ces dirigeants bénéficient seront réduits.

“Nous ne décrions pas la richesse, ni ceux qui réussissent financièrement, mais les valeurs du peuple sont heurtées quand des dirigeants d’entreprises qui ont du mal en ce moment s’accordent d’énormes primes. Alors même que leurs entreprises sont soutenues par une assistance extraordinaire provenant du contribuable”, a déclaré Barack Obama.

Parallèlement, la réserve fédérale a proposé de nouvelles règles de conduite financière pour l’ensemble des entreprises américaines.

Ces règles autorisent la banque centrale des Etats-Unis à opposer son veto à la rémunération de tout employé dont les fonctions et le comportement exposent l’entreprise à des risques excessifs.

Toutes ces mesures sont exceptionnelles de la part du gouvernement américain qui a longtemps rechigné à tout interventionnisme dans le monde des affaires.

Elles reflètent la colère que les contribuables américains expriment envers la persistance d’abus au sein des sociétés privées qu’ils ont aidées à renflouer.

Cependant, si les règles édictées par la réserve fédérale s’inscrivent dans le long terme, la banque centrale américaine ne parle pas d’imposer un plafonnement des rémunérations des patrons.

Par ailleurs, les plafonnements des rémunérations annoncées par l’Administration Obama pour les sept entreprises qui ont profité le plus de l’aide publique ne vaudront que pour les mois de novembre et décembre.

Réunis a Pittsburgh le mois dernier, Barack Obama et les autres responsables des 20 pays les plus développés avaient envisagé de limiter la paie des cadres supérieurs des banques, mais contrairement aux souhaits des pays européens, le G-20 n’a décrété aucun plafonnement des rémunérations.

 
 
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