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Le Nobel de la paix 2009 attribué à Obama
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A Washington, Barack Obama a réagi à la décision du comité Nobel de lui accorder le Prix Nobel de la Paix exprimant sa "surprise"
et sa "profonde humilité".
"Je ne considère pas ce prix comme une reconnaissance des oeuvres que j'ai accomplies (…), mais je l'accepte comme un appel à l'action", a déclaré le président américain. La décision du comité Nobel est une surprise, y compris pour la Maison Blanche où le conseiller politique de Barack Obama, David Axelrod, se déclare "stupéfait" et souligne que Barack Obama n'était pas candidat au Prix Nobel. La surprise de la Maison Blanche a été telle que la réaction officielle de Barack Obama a été retardée de 45 minutes par rapport a l'heure initialement prévue. Barack Obama est le quatrième président américain à recevoir le Prix Nobel de la Paix, mais chacun de ses prédécesseurs avaient des résultats concrets à faire valoir. Le dernier en date, Jimmy Carter, avait ainsi forgé les accords de paix de Camp David de 1978 entre l'Egypte et Israël. En 1919, Woodrow Wilson avait été salué par le Nobel parce qu'il avait fondé la Ligue des Nations, l'ancêtre des Nations Unies.
En 1906, Theodore Roosevelt avait reçu le Nobel de la Paix pour avoir négocié l'année précédente l'accord de paix entre le Japon et la Russie. Dans sa déclaration, le comité Nobel explique que Barack Obama a créé "un nouveau climat" sur la scène internationale et pris des "initiatives extraordinaires pour renforcer la diplomatie et la coopération entre les peuples". Le comité Nobel mentionne en particulier l'appel lancé par Barack Obama à un monde sans arme nucléaire et sa décision de réengager les Etats-Unis dans la négociation d'un traité pour lutter contre le réchauffement de la planète. Mais neuf mois après son entrée à la Maison Blanche, Barack Obama n'a pas de résultats concrets à son actif dans le domaine de la paix. La résolution du conflit israélo-palestinien, dont il a fait l'une de ses priorités majeures, apparait toujours aussi lointaine. En Irak, Barack Obama n'a pas respecté sa promesse électorale de retirer environ 4000 soldats américains par mois dès son arrivée au pouvoir. Et en Afghanistan, il a présidé à une escalade militaire, avec, dès le mois d'avril, le déploiement de 21.000 hommes en renforts, et peut-être, l'envoi d'une nouvelle vague de renforts dans les prochaines semaines. La distance entre les espoirs suscités par Barack Obama et la réalité de sa présidence est exploitée aujourd'hui par l'opposition républicaine. Michael Steele, le noir américain qui dirige le parti républicain, réagit ainsi au prix Nobel de la paix en déplorant que "le statut de star du président Obama ait éclipsé des militants qui ont travaillé sans relâche en faveur de la paix et qui ont obtenu des résultats réels dans ce domaine et dans celui des droits de l'Homme". Politiquement, le Prix Nobel risque d'accentuer les attentes qui pèsent sur M. Obama pour qu'il produise des résultats tangibles sur la scène internationale. Lors de sa brève allocution, M. Obama a semblé anticiper la montée de ces pressions en affirmant que "les défis" sur lesquels le monde l'attend "ne peuvent pas être relevés par un seul dirigeant, ni par un seul pays". |
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