Le président américain, Barack Obama, s'est adressé aux parlementaires ghanéens, réunis dans le Centre international de conférence
d'Accra.
Voici les principaux extraits de son discours.
IMPORTANCE DE L'AFRIQUE
"Me voici au Ghana, pour une raison très simple : l'avenir du XXème siècle ne dépendra pas seulement des événements à Rome, à Moscou ou à Washington, mais aussi de ce qui se passe à Accra. C'est la simple réalité d'une époque où les frontières entre les hommes sont transcendées par nos relations. (...) Je ne vois pas les pays et les peuples d'Afrique comme un monde à part. Je vois l'Afrique comme un élément fondamental de notre monde globalisé."
COLONISATION
"Il est facile de pointer un doigt accusateur et de rejeter la responsabilité des problèmes sur autrui. Oui, une carte issue de la colonisation, sans logique, a produit des conflits, et l'Occident a souvent traité l'Afrique comme un client, au lieu de la traiter comme un partenaire. Mais l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie du Zimbabwe au cours de la derniere décennie ou des guerres où sont enrolés les enfants."
DEMOCRATIE
"A travers l'Afrique, nous avons vu des exemples innombrables de peuples prenant leur destinée en main et réalisant le changement
à partir de la base. Au Kenya, la societé civile et le secteur des affaires se sont unis pour aider à mettre fin aux violences
post-électorales. En Afrique du Sud, plus des trois quarts du pays a voté lors de la récente élection, la quatrième depuis
la fin de l'apartheid. Au Zimbabwe, le Réseau de soutien aux élections a bravé la répression brutale pour affirmer le principe
selon lequel le vote d'un électeur est sacré.
Ne vous y trompez pas : l'Histoire est du côté de ces Africains courageux, et non du côté de ceux qui recourent aux coups
d'Etat ou changent la constitution pour rester au pouvoir. L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, elle a besoin d'institutions
fortes."
GOUVERNANCE
"Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l'Afrique réalise la promesse d'une plus grande prospérité.
Le continent est riche en ressources naturelles. Et, des opérateurs de téléphone portable aux petits paysans, les Africains
ont montré leur capacité et leur volonté de se créer des opportunités nouvelles. Mais il faut aussi abandonner les vieilles
habitudes. Dépendre des matières premières, ou d'un seul produit d'exportation, concentre la richesse dans les mains de quelques
un et laisse la population trop vulnérable aux crises."
AIDE
En réduisant les coûts qui vont aux consultants occidentaux et à l'administration, nous donnerons plus de ressources à ceux qui en ont besoin. C'est pourquoi notre initiative pour la sécurité alimentaire, d'un montant de trois milliards et demi de dollars, privilégie les nouvelles méthodes et technologies pour les paysans, plutôt que l'envoi à l'Afrique de producteurs et de produits américains. L'aide n'est pas une fin en soi. Le but de l'assistance étrangère est de faire en sorte qu'il n'y en ait plus besoin."
SANTE
"Mon administration a engagé soixante-trois milliards de dollars pour attendre ces objectifs {de santé publique}. A partir
des efforts significatifs du président Bush dans la lutte contre le Sida, nous allons continuer les efforts pour combattre
cette maladie. Nous allons continuer notre combat contre la malaria et la tuberculose et pour éradiquer la polio.
Nous lutterons contre les maladies tropicales. Et pas de manière isolée, nous allons investir dans les systèmes de santé publique
pour promouvoir la santé, et nous concentrer sur la mère et l'enfant."
AVENIR
"Comme je l'ai dit, l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains. Les peuples d'Afrique sont prêts à réclamer cet avenir.
Dans mon pays, les Afro-Américains, parmi lesquels de nombreux immigrants récents, ont réussi dans tous les secteurs de la
société.
Avec des institutions fortes et une grande volonté, je sais que les Africains peuvent vivre leurs rêves, à Nairobi, à Lagos,
à Kigali et à Kinshasa, à Harare, et ici à Accra".