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Kenya: une liste de suspects remise à la CPI
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Une vingtaine de diplomates européens ont lancé un appel au gouvernement kenyan pour qu'il mette en place de toute urgence
un tribunal spécial chargé de juger les responsables des violences post-électorales.
La classe politique kenyane se montre réticente. Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a reçu à La Haye la liste sous scellés des noms des suspects présumés dans l'enquête sur les violences ayant suivi l'élection présidentielle au Kenya en décembre 2007. L'enveloppe a été acheminée jusqu'à la Cour pénale internationale, qui siège à La Haye. Le procureur de la C.P.I, Luis Moreno Ocampo, l'a ouverte avant de la mettre sous scellés. Il ne lancera des poursuites que si la justice kenyane ne s'en charge pas. Deux ministres, celui des Finances Uhuru Kenyatta et de l'Agriculture, William Ruto seraient sur la liste. Pour ceux qui seraient poursuivis, la perspective est de comparaître soit devant un tribunal international, soit devant la justice du pays. Un ministre a émis une autre possibilité : la mise en place d'une commission Vérité et Réconciliation. Selon un membre de la commission kenyane des Droits de l'homme, des responsables politiques commencent de s'inquièter. Beaucoup de Kenyans craignent qu'un tribunal local soit manipulé. D'autres craignent les répercussions d'une enquête : des plaies encore vives peuvent être réouvertes mais il y a aussi un vrai désir de mettre fin à l'impunité. Vu la lenteur du processus, la question est de savoir si les poursuites judiciaires seront engagées avant les prochaines élections, en 2012. Le dépôt de la liste de suspects à La Haye pourrait accélérer la procédure, mais certains ne sont pas pressés. |
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