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Charles Taylor assure sa défense à la Haye
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L'ancien président libérien, Charles Taylor, a commencé mardi à présenter sa défense devant le tribunal spécial pour la Sierra
Leone, qui s'est transporté à la Haye pour le procès.
Une déposition sans précédent. Pour la première fois, un ancien président africain répond devant un tribunal des chefs d'accusations de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. Charles Taylor avait assisté sans mot dire jusqu'ici à son procès depuis juin 2007. "Il n'y a pas une seule personne qui peut croire que j'ai fait des affaires avec le R.U.F., recevant des diamants en échange d'armes ou recevant des diamants en échange de quoi que ce soit". L'ancien chef d'Etat, vêtu d'un costume gris impeccable, avait auparavant prêté serment, pour "dire toute la vérité et rien que la vérité." Et ce qu'il avait à dire était plus ou moins prévisible, puisqu'il a toujours clamé son innocence. Selon l'accusation, M. Taylor dirigeait en sous-main les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF), à qui il fournissait armes et munitions en échange d'un accès aux ressources, notamment de diamants et de bois précieux, de la Sierra Leone. "Je n'ai jamais, au grand jamais, reçu quoi que ce soit, que ce soit des pots de mayonnaise, de café ou de diamants. C'est un mensonge, c'est un mensonge diabolique", s'est défendu l'ancien président du Liberia. Le prévenu a reconnu qu'il savait que des massacres et viols étaient commis, en Sierra Leone, mais qu'il n'y a eu aucune part et qu'il ne les a pas encouragés. La déposition de Charles Taylor durera plusieurs semaines et le jugement n'est pas attendu avant janvier 2010. |
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