|
La défense de Taylor monte au créneau à la Haye
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La défense de l'ancien président libérien, Charles Taylor, était à la barre ce lundi pour présenter des preuves censées établir
son innocence.
Charles Taylor est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour des actes commis lors de la guerre civile en Sierra Leone entre 1991 et 2002. Charles Taylor écoutait attentivement quand son avocat, le britannique Courtney Griffiths, s'est levé devant le tribunal pour tenter de battre en brèche les chefs d'inculpation qui pèsent sur son client. Tout d'abord, il s'est attaqué au parquet, déclarant que l'approche du procureur depuis le début de l'affaire est entachée d'hypocrisie et d'inéquité. S'adressant directement aux juges, Courtney Griffiths a plaidé : "il ne faudra pas laisser les horreurs du conflit en Sierra voiler votre sens du jugement." Selon la défense de Taylor, l'ancien chef rebelle s'était impliqué en Sierra Leone dans une tentative de faire signer un accord de paix entre les rebelles et le gouvernement. Le prévenu, soutiennent les avocats, n'a jamais commandé les rebelles du RUF, le Front Révolutionnaire Uni. Selon eux, il n'a jamais vendu d'armes à la rébellion en échange de diamants du sang, ni recruté d'enfants soldats pour combattre pendant le conflit civil. Charles Taylor lui-même comparaîtra en tant que témoin mardi. Certains anciens chef d'Etat Africains et des responsables de l'ONU devraient aussi témoigner au procès. M. Taylor devrait dans son témoignage revenir sur le début de sa carrière politique au Liberia. Il racontera également, selon sa défense, la "révolution" qu'il a lancée en 1989 depuis la Côte d'Ivoire pour "libérer" le Liberia et mettre en déroute le régime de Samuel Doe. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||