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La présidente du Liberia en difficulté
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La Commission vérité et réconciliation recommande d'interdire Ellen Johnson Sirleaf de toute fonction officielle.
Cette proposition pourrait être adoptée par le parlement, où l'opposition est majoritaire. Ellen Johnson Sirleaf, la première femme a avoir été élue présidente en Afrique, avait été accusée par la Commission Vérité d'acquointances avec l'ancien chef de guerre et président Charles Taylor. Monsieur Taylor, a l'époque était a la tête de l'un des mouvements qui ont participé aux guerres au Liberia, entre 1989 et 2003. La recommendation faite par la Commission est le revers le plus important qu'Ellen Johson Sirleaf ait subi depuis son élection en 2005, un scrutin démocratique organisé par les Nations unies. Ellen Johnson Sirleaf avait remporté les suffrages des électeurs libériens mais avait aussi eu un soutien appuyé de l'étranger, soulagé peut-être de voir une ancienne responsable du monde de la finance, expérimentée et s'exprimant parfaitement, prendre les rênes du pouvoir après de nombreuses années de guerre. Ellen Johnson Sirleaf a reconnu avoir rencontré Charles Taylor à l'époque et lui avoir donné de l'argent. Il y a 20 ans, de nombreux responsables politiques libériens s'opposaient à la mauvaise gestion et à la corruption de l'administration Doe. La première présidente élue d'Afrique se dit surprise par la tournure que prennent les choses. Un porte-parole a délcaré qu'elle lisait le rapport dans son integralité et qu'elle accusait le coup avant de réagir. |
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