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Londres prend note des nouvelles menaces de Téhéran
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Le ministre britannique des Affaires étrangères a répondu à la menace d'un haut responsable iranien de poursuivre devant la
justice certains employés iraniens de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran.
David Miliband a fait part de ses profondes inquiétudes, tout en restant prudent pour ne pas envenimer la crise entre les deux pays qui s'intensifie. Il a déclaré qu'il avait pris bonne note des remarques de l'Ayatollah Jannati et qu'il cherchait une clarification le plus rapidement possible de la part des autorités iraniennes. Il a indiqué qu'il voulait contacter son homologue iranien et qu'il était certain que le personnel local de l'ambassade britannique n'avait en aucune manière agit illégalement. Dans son communiqué, David Miliband a largement réutilisé des termes déjà employés lors cette crise, ce qui prouve que les autorités britanniques souhaitent éviter une escalade supplémentaire dans la guerre des mots. La Grande-Bretagne est en fait dans une position délicate. Elle cristallise la colère du gouvernement iranien et n'a que peu de moyens à sa disposition pour obtenir la libération de ses deux employés qui sont toujours retenus en détention. La priorité va donc être donnée à une action au niveau de l'Union européenne. L'ambassadeur iranien devrait ainsi être convoqué par le ministère britannique des Affaires étrangères, et les autres états membres de l'Union européenne devraient faire de même dans les jours à venir. D'autres actions de protestation sont également envisagées au niveau européen, tel que le rappel de tous les ambassadeurs européens accrédité à Téhéran pour une durée limitée. La difficulté est que toute critique est utilisée par l'Iran pour renforcer sa rhétorique contre toute interférence étrangère. Et au fur et à mesure que la crise s'aggrave, les options diplomatiques pour la résoudre s'amenuisent. Au vue de l'inquiétude grandissante concernant le programme nucléaire iranien, il ne peut être envisagé de rompre toutes les relations avec Téhéran. Mais avec la crise qui a suivi les élections présidentielles iraniennes, un vrai dialogue sur ce dossier nucléaire semble plus éloigné que jamais. |
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