30 Juin, 2009 - Heure de publication 17:16 GMT
La France a dépêché deux bâtiments de la Marine nationale et un avion Transall après l'accident d'un Airbus A310 de Yemenia qui s'est abîmé en mer au large des Comores avec 153 personnes à son bord.
Un survivant, un enfant, a été retrouvé après l'accident.
Moins d’un mois après la tragédie de l’ Airbus A330 d'Air France qui assurait la liaison Rio/Paris, le gouvernement doit de nouveau faire face à une catastrophe aérienne.
Une partie des passagers avaient en effet décollé de Roissy, près de Paris.
Aux Comores, c’est la douleur et l’indignation – presque toutes les familles sont touchées par la catastrophe.
Nombreux sont ceux qui se plaignent de la vétusté des avions assurant la liaison entre le Yemen et les Comores.
Est-ce la météo qui est en cause ? Est-ce l’appareil lui-même ?
En tout cas, le secrétaire d’Etat français aux transports, Dominique Bussereau, a assuré que la compagnie Yemenia était "très surveillée" par les autorités françaises et que "de très nombreux défauts" avaient été "constatés" sur l'Airbus qui s’est abimé en mer…
L'A310 est un bi-réacteur long-courrier qui n'est plus produit depuis deux ans.
L’appareil de Yemenia, âgé d’une vingtaine d’années, avait été contrôlé par la Direction générale de l'aviation civile en France.
Et si Yéménia ne figure pas sur la liste noire des compagnies aériennes, elle devait toutefois être auditionnée prochainement par le comité de sécurité de l'Union européenne.
Ce même Dominique Bussereau a aussi estimé qu’une mauvaise météo était peut-être à l'origine de l’accident - des rafales de vent susceptibles de gêner une approche près de l’aéroport comorien de Moroni ont été signalées.
A Roissy un PC de crise a été installé. C’est de ce grand aéroport international que sont partis une partie des passagers en direction de Marseille, puis du Yemen où ils ont changé d’appareil pour rejoindre les Comores via Djibouti.
Soixante six Français se trouvaient à bord de l’avion.
Le président Nicolas Sarkozy a rapidement réagi, faisant part de sa très vive émotion.
Le secrétaire d’Etat en charge de la Coopération, Alain Joyandet, va d’ailleurs aller aux Comores.
Un avion de l’armée de l’air a aussi décollé de l’ile voisine de la Réunion pour survoler la zone du crash.
Un remorqueur privée va faire route vers le lieux du drame.
Quant au Bureau d'Enquêtes et d'Analyses, déjà sollicité après la drame du vol RIO Paris d’Air France il y a un mois, il est
en train de constituer une "équipe d'enquêteurs"