29 Juin, 2009 - Heure de publication 12:58 GMT
Jonathan Marcus
Spécialiste de la BBC pour les questions diplomatiques
L'Iran indique que cinq des neuf employés de l'ambassade de Grande-Bretagne arrêtés à Téhéran ont été remis en liberté.
Un porte-parole du gouvernement iranien a déclaré que les autres étaient toujours interrogés.
Ces membres iraniens du personnel de l'ambassade de Grande-Bretagne étaient accusés d'être impliqués dans les manifestations qui ont suivi l'élection présidentielle controversée.
Le Foreign Office, à Londres, confirme que le ministre britannique des affaires étrangères, David Miliband, a eu hier une conversation au téléphone avec son homologue iranien, Manouchehr Mottaki.
David Miliband a déclaré ouvertement que l'arrestation d'employés iraniens de l'ambassade de Grande-Bretagne était tout à fait inacceptable.
Un tel contact direct entre les deux ministres est peu courant, c'est le moins qu'on puisse dire, et il est à la mesure de la gravité de la crise.
Il s'agit d'une situation particulièrement délicate: tout ce que la Grande-Bretagne fera pour tenter d'obtenir la libération de ses employés iraniens sera certainement interprété par les autorités iraniennes comme une intervention.
La Grande-Bretagne affirme depuis longtemps qu'elle n'a pas l'intention de s'immiscer dans les affaires internes de l'Iran même si les Iraniens jugent malvenus tous les propos qui ont été tenus suite à l'élection présidentielle controversée.
Le fait que cinq des neuf employés ont été relâchés après avoir été interrogés est peut-être un signe positif.
Mais l'attitude des Iraniens est imprévisible et l'inquiétude est toujours grande au sujet des quatre personnes qui restent en garde à vue.
La Grande-Bretagne semble compter sur une vive réaction de la part de l'Union européenne comme arme clé dans son arsenal diplomatique.
David Miliband a dit clairement à son homologue iranien que les gouvernements européens étaient choqués par l'attitude de
l'Iran et qu'ils ne comprenaient pas pourquoi les normes diplomatiques n'étaient pas respectées.