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Barack Obama maintient les tribunaux spéciaux
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C'est par un communiqué écrit diffusé juste avant le weekend, et non pas par une déclaration orale, que Barack Obama a préféré
annoncer un revirement dont il savait qu'il serait très impopulaire auprès des organisations de défense des droits de l'Homme.
Dans ce communiqué, le président américain institue, à nouveau, les tribunaux militaires spéciaux de Guantanamo qu'il avait suspendus, deux jours après avoir remplacé George Bush à la Maison Blanche. Barack Obama fait valoir que les tribunaux militaires spéciaux s'inscrivent dans ce qu'il appelle "une longue tradition aux Etats-Unis". Il rappelle qu'il avait voté en leur faveur en 2006 quand il siégeait au Senat. Il affirme surtout que les tribunaux militaires spéciaux qu'il rétablit constituent une amélioration sur le plan des droits des accusés par rapport à ceux qui avaient été instaurés par George Bush. Au vu des nouvelles règles qui, selon le communiqué présidentiel, vont désormais régir les tribunaux militaires spéciaux de Guantanamo, les éléments à charge qui auront été obtenus sous la torture ne seront plus admissibles, l'usage des informations de seconde main sera limité, et les détenus de Guantanamo auront plus de latitude pour choisir leurs avocats. Barack Obama ajoute qu'il collaborera avec le Congrès pour mettre en place des "reformes supplémentaires". "Un coup porté à la justice" Mais le tollé est général au sein des organisations de défense des droits de l'Homme qui n'oublient pas que le candidat Obama avait dénoncé les tribunaux militaires spéciaux comme contraires aux Conventions de Genève. Amnesty International qualifie ainsi la décision de Barack Obama d’"énorme erreur'. De son côté, Human Rights Watch y voit "un coup porté à la justice". Cette organisation américaine estime que l'Administration Obama ne peut pas prétendre "réparer" un système de tribunaux militaires spéciaux qui est fondamentalement "défectueux". Human Rights Watch exige donc que les prisonniers de Guantanamo soient jugés par des tribunaux civils, aux Etats-Unis, et non plus sur la base de Guantanamo qui est située hors du territoire américain, sur l'île de Cuba. |
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