08 Janvier, 2009 - Heure de publication 13:40 GMT
le gouvernement libanais a condamné les tirs de roquettes effectués à partir du sud Liban contre le nord d'Israël. Deux personnes ont été légèrement blessées.
La classe politique libanaise est unanime : le Liban ne donnera pas de prétexte à Israël pour ouvrir un nouveau front à sa frontière-sud.
Après une première période de flottement, les choses sont désormais claires. D’ailleurs le Hezbollah a fait savoir qu’il n’était pas impliqué dans les tirs de roquettes et qu’il se considérait engagé par la résolution 1701 de l’ONU, qui avait mis un terme à la guerre en 2006.
Sur le terrain, la Force des Nations unies au Liban (Finul) et l’armée libanaise ont été placées en état d’alerte renforcée.
Les Casques bleus sont déployés dans la zone d’où les tirs sont partis tandis que l’armée ratisse le secteur et mène l’enquête.
Des interrogations demeurent cependant.
Comment des éléments incontrôlés peuvent-ils prendre ce genre d’initiative dans une région où l’influence du Hezbollah est indiscutable ? Mercredi soir encore, le chef de la formation islamiste, Hassan Nasrallah, avait affirmé que le Hezbollah se tenait prêt et riposterait à toute attaque venant de l’État hébreu.
Il avait même ajouté que la guerre de 2006 serait en comparaison « une promenade de santé » pour les Israéliens, s’ils s’aventuraient à reprendre le combat au Liban.
Une chose est sûre en tout cas : le Liban se serait bien passé de cet acte gratuit, qualifié par tous d’irresponsables.