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L'Onu appelle à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza
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A défaut d’un veto américain qui aurait été mal interprété dans le monde arabe, Washington s’est abstenu hier lors du vote
de la résolution contraignante qui appelle à l’arrêt des hostilités dans la bande de Gaza.
Le texte de compromis dont les mots ont été choisis avec soin condamne par ailleurs toutes violence et actes de terrorisme dirigés contre la population civile sans désigner explicitement les tirs de roquettes du Hamas. La résolution approuvée demande en outre la réouverture des points de passage en vue d’un accès humanitaire total et sans entraves, pouvant permettre aux travailleurs humanitaires d’atteindre plus facilement les gens dans le besoin. Tout en retirant la nécessité de prévenir la contrebande d’armes et de munitions vers Gaza, le texte salut l’initiative du président égyptien Hosni Moubarak et les autres efforts régionaux et internationaux en cours. La forte délégation ministérielle des pays arabes ne voulait pas quitter New York les mains vides et a dû abondamment amender la résolution initiée par les Britanniques. Après les bavures israéliennes notamment les attaques contre trois écoles de l’ONU dans la bande de Gaza qui ont fait 40 morts, à en croire des sources médicales palestiniennes, et surtout après la suspension de toutes les opérations humanitaires onusiennes a Gaza en raison de l'augmentation des actes hostiles contre ses installations et son personnels, Washington, allié de longue date d’Israël, et jusque-là défavorable à une résolution contraignante a dû infléchir sa position. Si la résolution est juridiquement contraignante, il reste à savoir comment la rendre exécutoire pour ramener la paix dans une région réputée volatile depuis des décennies. |
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