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04 Décembre, 2008 - Heure de publication 00:50 GMT

Bessan Vikou
BBC Afrique, New York

Darfour: la CPI réitère ses accusations

La déposition du procureur de la Cour pénal internationale avait une allure de mise en garde. Luis Moreno-Ocampo a demandé aux quinze Etats membres du conseil de se tenir prêts à l'éventualité du lancement prochain d'un mandat d'arrêt par les juges de la CPI contre le président soudanais Omar el Béchir.

Les juges vont bientôt statuer sur cette demande et il est temps de s'y préparer, a-t- il déclaré, avant d’ajouter combien il est crucial que le Conseil de sécurité soit prêt à faire appliquer la future décision.

Comme par le passé, Luis Moreno-Ocampo se dit convaincu que l'appareil d'Etat soudanais continue à commettre des crimes contre l'humanité au Darfour.

Il dit détenir toutes les preuves tangibles de son accusation et reste confiant de gagner le procès au cas où le président Béchir serait juge. Je n’ai jamais perdu un procès, a-t-il lancé l’air sûr de lui-même.

Mais la controverse sur l’opportunité de l’inculpation du président Béchir continue. Certains pays amis du Soudan, à l’instar de la Chine, estime toujours que lancer un mandat d’arrêt contre le chef de l’Etat soudanais risquait d'aggraver la situation au lieu de l'améliorer.

Le Conseil reste donc divisé quant à l’évocation de l’article 16 du statut de Rome pour différer de 12 mois toute enquête ou poursuite lancée par la CPI.

Selon des sources diplomatiques, les juges de la CPI pourraient émettre un mandat d’arrêt contre le président soudanais au mois de janvier.