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Guinée: la junte veut rassurer les partis politiques
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Le face-à-face prévu samedi entre la junte militaire d'un côté et des acteurs sociaux et politiques de l'autre est certes
une rencontre cruciale, mais son issue n'est pas incertaine.
Les partis d'opposition se sont montrés plutôt favorables aux militaires qui se sont emparés du pouvoir mardi sous la houlette du capitaine Moussa Dadis Camara. Les partis d'opposition, qui ont pris acte du changement de régime, ont tout de même formulé une série de propositions. La Coalition des forces vives du changement dirigée par le professeur Alpha Condé et l'Alliance nationale pour l'alternance démocratique pilotée par l'UFR de l'ancien Premier ministre Sydia Touré souhaitent que la junte organise des élections libres et transparentes en décembre 2009 au plus tard. La Coalition des forces vives du changement et l'Alliance nationale pour l'alternance démocratique, qui regroupent 14 partis politiques au total, proposent que les membres du futur gouvernement ne soient pas mêlés de près ou de loin à la corruption. Quatre autres formations de l'opposition guinéenne (l'UPR, L'UFDG, L'UPG et les Nouvelles forces démocratiques) vont dans le même sens. En effet, elles prennent acte de la prise du pouvoir par la junte réunie au sein du Conseil national pour la démocratie et le développement. Elles demandent toutefois l'organisation d'élections présidentielle et législatives avant la fin du premier trimestre 2009. Les putschistes devraient également s'entretenir samedi avec des représentants de la Cedeao, l'Union africaine, de l'Union européenne et de l'ONU. Toutes ces organisations ont vivement condamné le coup d'Etat et exigé le retour à l'ordre constitutionnelle. Le président sud-africain Kgalema Motlanthe a ouvertement désapprouvé le putsch et appelé la junte à céder ''immédiatement" le pouvoir aux civils. Quant au président sénégalais Abdoulaye, il a créé la surprise en apportant son soutien aux auteurs du coup de force. ''Je pense que ce groupe mérite d'être soutenu'', a déclaré Abdoulaye Wade au cours d'une conférence de presse vendredi à Paris. |
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