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Guinée : obsèques nationales pour Conté
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Les funérailles nationales du président guinéen Lansana Conté, décédé lundi à 74 ans, se sont déroulées à Conakry en présence
de plusieurs milliers de personnes.
La dépouille qui est arrivée à la mi-journée et, à bord d'un véhicule, a fait le tour du terrain du stade national ou s'étaient massés des milliers de sympathisants. Un peu plus tôt dans la journée, une cérémonie avait eu lieu au Palais du peuple en présence des proches du défunt et de nombreux dignitaires Les présidents Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Joao Bernardo Vieira (Guinée-Bissau), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia) et Ernest Bai Koroma (Sierra Leone), le président de la Commission de l'Union Africaine (UA) Jean Ping et son homologue de la Cédéao Ibn Chambas ont également assisté à la cérémonie. Le président bissau-guinéen a déclaré à cette occasion que la mort de Lansana Conté est non seulement une perte cruelle pour la Guinée, mais aussi pour la Guinée-Bissau, pour la sous-région et l'Afrique entière".
Né en 1934 à Moussayah Loumbaya, non loin de Conakry, Lansana Conté est issu de l'ethnie des Soussou. Militaire de carrière, il avait été porté au pouvoir par le coup d'Etat du 3 avril 1984, une semaine après la mort du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sekou Touré. L'ex-président reposera désormais dans son village natal trois jours après le coup d'Etat militaire qui a porté au pouvoir une junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara. Le chef des putschistes qui s'est autoproclamé président de la République n'a pas assisté à la cérémonie. Jeudi il a rencontré au camp Alpha Yaya de Conakry les membres du gouvernement renversé qui ont fait acte d'allégeance envers le nouveau régime. Par ailleurs, la junte tente toujours de convaincre la communauté internationale et les Guinéens du bien-fondé de son action en mettant sur pied des "réunions d'information". La France a souhaité que des élections aient lieu "au premier semestre 2009". Les Etats-Unis ont exigé un "retour immédiat à l'ordre civil”, rejetant la promesse de la junte d'organiser des élections
en décembre 2010. |
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