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Egypte: le procès très suivi d'un enseignant
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A l'école primaire Saad Othman, dans la banlieue d'Alexandria, il y a deux mois Islam Amr Badr a été battu à mort par son
instituteur âgé de 23 ans.
Pour de nombreux Egyptiens, il s'agissait d'un rappel choquant de l'échec de leur système d'éducation nationale. Dans ce pays, des jeunes enseignants inexpérimentés ont souvent des difficultés à maitriser de grande classe de 60 à 100 enfants, avec peu de moyens et des programmes dépassés. Le père d'Islam, Amr Badr Ibrahim, estime que l'instituteur de son fils ne doit pas être le seul à être jugé. Il dit notamment en vouloir au ministre de l'éducation pour sa négligence et à l'instituteur pour la mort de son fils. Pour lui, le ministre de l'éducation devrait être la première personne jugée pour avoir laissé un aussi jeune homme enseigner à des enfants. Le gouvernement égyptien a annoncé qu'il allait prendre des mesures pour reformer le système éducatif qui comprendraient un nouveau mécanisme de recrutement et de formation des enseignants. Cette assurance arrive un peu tard pour la famille d'Islam Badr. Le gouvernement égyptien tente également de trouver une solution à la violence dans les milieux scolaire. Il a déjà publié un nouveau communiqué sur l'interdiction des punitions corporelles. |
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