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Le Zimbabwé divise l'ONU
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Le conseil de sécurité s'est réuni hier pour discuter de la situation au Zimbabwe.
Cette réunion à huis clos intervient alors que les états unis, la Grande-Bretagne et la France continuent de réclamer la démission du président Robert Mugabe. Hier l’Afrique du sud s’est opposée une fois de plus à une intervention du conseil de sécurité au Zimbabwé. C’était un huis clos au niveau ministériel initié par la grande Bretagne et la Belgique, soutenue par les Etats-Unis et la France. L’objectif était d’adopter une déclaration présidentielle condamnant l'incapacité du régime du président Robert Mugabe à protéger sa population de la faim et de la maladie. Mais l’Afrique du sud s’y est opposée arguant qu’une forte implication du conseil de sécurité au Zimbabwe serait contre-productive. Hier, les occidentaux n’ont pas faibli dans leur argumentaire estimant qu’il y a toujours une faillite sanitaire, humanitaire, sociale et politique au Zimbabwé. Condoleezza Rice la Secrétaire d'Etat américaine, et David Miliband son homologue britannique ont une fois de plus demandé à la démission de Robert Mugabe. Joan Grauls l’ambassadeur de la Belgique au Nations Unies s’est dit déçu que le conseil n’est pas pu s’entendre sur un texte de consensus pour condamner une situation humanitaire qu’il qualifie de dramatique et regrettable. Pour Jean Maurice Ripert son homologue français, l’échec d’hier sur le Zimbabwe n’est que parti remise car, promet-il le Conseil reviendra à la charge ultérieurement. On se souvient encore du double veto de la Chine et de la Russie qui a enterré en juillet dernier un projet de résolution soutenu par les Occidentaux pour sanctionner le Zimbabwé pour son processus électoral violent et controverse. Les pays qui ont voté contre la résolution ou qui se sont abstenus étaient hostiles par principe à l'implication du Conseil dans la crise zimbabwéenne, estimant que la situation au Zimbabwé ne constituait en rien une menace pour la paix et la sécurité internationale. De toute évidence ils sont loin d’avoir changé d’avis. |
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