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USA: le secteur automobile plaide pour une aide
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Les patrons de General Motors, Ford et Chrysler ont été de nouveau entendus par le Senat américain jeudi soir.
Le mois dernier, ils avaient réclamé une aide de 25 milliards de dollars. Leur demande avait été rejetée parce qu’ils n’avaient pas présenté de plans de restructuration. Jeudi soir, les constructeurs ont chacun présenté un plan de restructuration, mais, en échange, ils ont demandé plus d’aide au Congrès: pas moins de 34 milliards de dollars, la majeure partie à débourser d’ici la fin de l’année. Plus de 60% des Américains sont opposés au renflouage des constructeurs automobiles, considérant qu’une aide publique serait injuste pour les contribuables, déjà sollicités plusieurs fois cette année pour tenter d’éviter l’effondrement du tissu économique des Etats-Unis. Cependant, la majorité démocrate au Congrès estime qu’une aide des pouvoirs publics à l’industrie automobile est inévitable. “Une intervention aura lieu, soit venant du Congrès, soit venant de l’exécutif, car la faillite des constructeurs n’est pas acceptable”, déclare, en effet, Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre, en soulignant que la disparition de General Motors, Ford et Chrysler aurait des répercussions incalculables sur l’emploi et l’économie aux Etats-Unis. Si le Congrès acceptait de débloquer l’aide réclamée par les constructeurs automobiles, cette aide serait la dernière d’une longue série d’initiatives couteuses prises par le législatif et l’exécutif pour favoriser une reprise économique. En mai, la Maison Blanche et le Congres ont décidé de distribuer pour 130 millions de dollars de remises d’impôts aux contribuables afin de stimuler la consommation. Ce plan a échoué. En juillet, la Maison Blanche et le Congrès ont débloqué 19 milliards de dollars pour relancer le marché de l’immobilier. Ce plan a également échoué, les ventes immobilières ayant continue à dégringoler et les saisies à augmenter. En octobre, la Maison Blanche et le Congrès ont convenu de consacrer 700 milliards de dollars à un plan de sauvetage des banques privées. Jusqu’à présent, près de la moitié des 700 milliards ont été dépensés. Mais devant l’impuissance de ces quelques 350 milliards à relancer le marché du crédit, le ministère américain des Finances a modifié son approche. Initialement, le plan de sauvetage devait assainir la situation financière des banques en leur rachetant les mauvaises créances qu’elles avaient accumulées dans le domaine des produits dérives de l’immobilier. Mais l’Administration Bush indique désormais que les 350 milliards restants seront utilisés pour recapitaliser les banques, une approche qui s’inspire de celle prônée par le premier britannique Gordon Brown. |
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