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Accord inter-somalien
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Accord politique entre les factions somaliennes.
Ahmedou Ould Abdallah, le représentant spécial des Nations unies pour la Somalie, a annoncé que les signataires de l'accord en question s'étaient mis d'accord pour doubler les effectifs des députés au parlement de transition et pour attribuer des sièges à l'opposition.
L'accord a été signé à Djibouti, sous l'égide de l'ONU, par les représentants du gouvernement intérimaire somalien, en position de faiblesse, et une faction du mouvement d'opposition, l'Alliance pour la Re-libération de la Somalie. Après la signature de ce document, les observateurs ne font pas preuve d'un optimisme débordant. Il ne s'agit que l'une des nombreuses étapes pour tenter de mettre en place un gouvernement basé sur le principe du partage du pouvoir. L'Alliance des mouvements d'opposition se voit ainsi attribuer deux-cents sièges dans le nouveau parlement dont les effectifs ont été renforcés. Les représentants de la société civile se verront eux attribuer 75 sièges. Le nouveau parlement aura ensuite pour mission d'élire ses dirigeants. Pour le représentant spécial des Nations unies, il s'agit-là d'un pas dans la bonne direction pour ramener une paix durable. Par contre, la signature de cet accord ne devrait pas permettre de mettre un terme aux combats sur le terrain. L'opposition est divisée. Et la faction qui a signé l'accord à Djibouti ne représente pas les insurgés qui se battent contre le gouvernement de transition. D'ailleurs, la plupart des insurgés ont refusé d'accorder le moindre crédit à ces entretients et ce sont eux qui semblent avoir pris le dessus. Le gouvernement pour sa part est lui aussi profondément divisé et surtout il est tributaire des troupes éthiopiennes. De plus, il ne contrôle qu'une infime partie du territoire national. Le territoire contrôlé par le gouvernement de transition se limite à un rayon de quelques kilomètres carrés autour de Mogadiscio, la capitale, ainsi qu'une autre ville. Depuis l'effondrement du dernier gouvernement somalien en 1991, ce sont plus d'une dizaine d'initiatives de paix qui se sont soldées par un échec. Rien ne permet de dire pour l'instant si cette dernière initiative en date a plus de chance d'être couronnée de succès que
les précédentes. |
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