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Darfour : demande de nouveaux mandats d'arrêt
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Le procureur de la Cour Pénale Internationale demande des mandats d'arrêt contre trois commandants de groupes rebelles, auteurs
présumés d'une attaque contre la force de l'Union africaine.
Douze soldats avaient été tués à Hascanita, dans le Darfour, au mois de septembre de l'année dernière.
Les mandats d'arrêts sont délivrés par les juges de la CPI après un examen des preuves avancées par le bureau du procureur. C'est le procureur en personne, Luis Oreno-Ocampo qui a présenté les preuves aux juges de la cour, des preuves qu'il juge suffisantes pour justifier sa requête. Selon le procureur, les commandants des groupes rebelles en question sont à la tête de plus d'un millier d'hommes. Luis Oreno-Ocampo a précisé que les soldats de l'Union africaine tués par la rébellion étaient originaires du Nigéria, du Mali et du Botswana. Il est également reproché aux trois commandants des groupes rebelles d'avoir blessé huit autres soldats de maintien de la paix et de s'être rendus coupables de pillages. Il appartient donc à présent aux juges de décider de l'opportunité d'émettre des mandats d'arrêt. Mais dans certains milieux, on pense que ces enquêtes dans les activités des dirigeants de la rébellion pourraient avoir des répercussions négatives sur le processus de paix au Soudan. Des mandats d'arrêt ont déjà été émis contre deux hauts responsables soudanais soupçonnés de crimes de guerre et les juges devraient prochainement émettre un mandat d'arrêt contre le chef de l'Etat soudanais, Omar El Béchir pour des accusations de génocide. Jusqu'ici Khartoum refuse de coopérer avec la Cour Pénale Internationale et à ce jour, aucun suspect ne lui a été remis par
les autorités soudanaises. |
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