|
RDC: les nouvelles revendications de Nkunda
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour la première fois, Laurent Nkunda exige la renégociation des contrats signés par le gouvernement congolais et des entreprises
chinoises.
Ces contrats prévoient notamment la construction en RDC de routes, de logements et d'hôpitaux. Les Chinois ont mis plusieurs milliards de dollars sur la table dans le cadre de ce partenariat. Il faut dire que même si le chef rebelle ne fait pas clairement référence à des contrats miniers, cette exigence révèle l'importance des enjeux économiques sous-jacents au conflit. Pour le reste, rien de véritablement nouveau, Laurent Nkunda souhaite des négociations directes avec le gouvernement de Kinshasa. Des négociations qui se dérouleraient sous la médiation d'une personne acceptée par les deux parties. Kinshasa a toujours opposé une fin de non recevoir à cette demande. Les deux camps sont, par le passé, parvenus à un accord, qui n'a hélas pas été suivi d'effets. Mais peut-être qu'avec la série de revers que vient de subir l'armée congolaise, Kinshasa va reconsidérer sa position sur la question de nouveaux pourparlers directs. Laurent Nkunda, qui se pose en défenseur de la petite communauté tutsi congolaise, demande également l'intégration de ses combattants au sein de l'armée et un poste pour lui-même. Le chef rebelle réitère sa volonté de voir le gouvernement cesser toute forme de coopération - ce sont ses propres termes
- avec les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda, les FDLR qui opèrent dans l'est de l'ex-Zaïre
depuis le génocide rwandais de 1994. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||