http://www.bbcfrench.com

11 Octobre, 2008 - Heure de publication 01:23 GMT

le G7 sous pression

Apres plusieurs semaines de crise dans le secteur bancaire, d’abord aux Etats-Unis, et désormais, à travers le monde, les sept pays les plus industrialisés ont decidé hier soir de coordonner des interventions des pouvoirs publics sur les marchés financiers, afin de rétablir la confiance et de relancer le crédit.

Le plan prévoit l’utilisation de fonds publics en vue d’empêcher la faillite de ce que le G7 appelle “les établissements financiers importants pour le système dans son ensemble”. Ces interventions publiques viseront aussi à assurer des liquidités aux banques, à recapitaliser certaines banques, à renforcer les garanties des comptes bancaires et à relancer le crédit immobilier.

Dans leur communiqué, les ministres des Finances et de l’Economie estiment que “la situation actuelle éxige des actions urgentes et exceptionnelles”. S’exprimant en marge de la réunion du G7 qu’il presidait, le ministre américain Henry Paulson est encore plus sombre en ce qui concerne la gravité de la crise. “Il n’a jamais été plus essentiel de trouver des solutions collectives pour assurer la stabilité et l’efficacité des marchés financiers et pour rétablir la santé de l’économie mondiale”, déclare-t-il.

M. Paulson annonce par ailleurs qu’en plus du renflouement des banques privées à hauteur de 700 milliards de dollars approuvé par le Congrès il y a une semaine, le gouvernement américain va racheter et assurer les produits financiers attachés à des prêts immobiliers. M. Paulson annonce aussi que le gouvernement américain a decidé de prendre des participations directes au capital de certaines banques en difficulté.

Le directeur général du Fonds Monétaire International, le Français Dominique Strauss-Khan, est d’accord sur la gravité de la crise financière et sur la nécessité d’une intervention concertée des gouvernements. Il indique que la crise, qui a démarré dans les pays industrialisés, a un impact important sur l’Afrique et les autres pays en développement, notamment en raison de leurs besoins de financement extérieur et de la fragilité de leurs systèmes bancaires. Le patron du FMI souligne que l’organisation internationale se tient prête à venir en aide aux pays du Sud, en “activant des procédures d’urgence pour repondre rapidement aux requètes urgentes”.