07 Octobre, 2008 - Heure de publication 04:09 GMT
Isabelle Grimaldi
BBC AFRIQUE, Washington
Malgré le gigantesque plan de sauvetage du secteur bancaire et financier approuvé par le Congrès américain vendredi, la bourse de Wall Street a clôturé en très forte baisse lundi soir, mais cette baisse n’a pas été le seul signe de méfiance vis-à-vis du plan.
Le Dow Jones, le principal indice du marché des valeurs à la bourse de Wall Street, est passé lundi soir en deçà de la barre des 10.000 points, et ce, pour la première fois depuis 2004.
Pour la quatrième séance consécutive, le Dow a clôturé très en baisse, en perdant plus de 369 points, soit un repli de plus de 3,5%.
Les autres indicateurs boursiers étaient eux-aussi orientés à la baisse, tandis que la valeur refuge par excellence qu’est l’or était à la hausse.
Au Congrès, les députés et sénateurs avaient tenu à approuver le plan de sauvetage du secteur bancaire et financier vendredi, de façon à rassurer les marchés et d’ouvrir la semaine sur une note optimiste.
Mais au lieu de cela, la bourse américaine, comme de nombreuses autres places boursières à travers le monde, a manifester lundi son manque de confiance dans la capacité du plan de 700 milliards de dollars à assainir les conditions de crédit et à relancer l’économie américaine, et par conséquent, l’économie mondiale.
Vers une recession ?
Les marchés boursiers ne sont pas les seuls à redouter désormais une récession. Selon un sondage d’opinion, 80% des Américains estiment que la situation économique est très mauvaise et près de 60% pensent qu’il est probable que les Etats-Unis entrent en récession.
53% des Américains déplorent que le Congrès ait adopté le plan de sauvetage, et 76% s’opposent à ce que la Maison Blanche et le Congrès viennent à nouveau en aide aux banques et aux compagnies d’assurance qui se sont fourvoyées sur le marché à très haut risque des produits dérivés du crédit immobilier.
Apres avoir souligné la semaine dernière l’urgence qu’il y avait pour le gouvernement américain à prendre un engagement financier sans précédent pour réagir à la crise du secteur, George Bush a prôné la patience.
“Nous ne tenons pas à nous précipiter dans une situation problématique et voir notre plan ne pas être efficace”, a ainsi
indiqué le chef de la Maison Blanche, avant d’ajouter qu’il “faudra un moment pour rétablir la confiance”.