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Arabie saoudite : exécutions en hausse
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Le vendredi, à Riyadh, raconte le correspondant de la BBC au Proche-Orient, la foule se rassemble sur la place de la Justice
devant la Grande Mosquée surnommée par les étrangers la place "coupe-coupe".
Les condamnés y attendent le coup de grâce sur une estrade ; la peine est exécutée par décapitation, selon la loi islamique. Le royaume d'Arabie saoudite ne publie pas de chiffres, mais Amnesty International, qui recense les exécutions au fur et à
mesure, affirme qu'au moins 1 695 personnes ont été décapitées entre 1985 et mai dernier : parmi elles, 830 étrangers ce qui,
fait valoir Amnesty, est totalement disproportionné par rapport à la taille de la population immigrée en Arabie Saoudite. Les procès se tiennent souvent à huis clos et les étrangers, généralement privés d'avocat, n'arrivent pas à suivre la procédure ; parfois, ils ne savent même pas qu'ils ont été condamnés : Amnesty International cite le cas de six Somaliens, exécutés cette année, qui n'ont appris leur exécution que le matin même. Amnesty International note que le rythme des exécutions a augmenté depuis que des crimes liés à la drogue et à la corruption
sont punis de la peine capitale. |
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