Le navire de guerre USS Howard surveille le cargo ukrainien afin d'empêcher que sa cargaison militaire ne soit déchargée.
Déjà avant le détournement du cargo ukrainien, Faina, transportant des armes, la communauté internationale était de plus en
plus préoccupée par l'insécurité grandissante au large des côtes somaliennes.
Depuis le début de l'année les pirates se sont emparés de plus de trente bateaux et ils en retiennent encore près d'une quinzaine.
Ils sont bien armés et très bien organisés et ils ne manquent pas d'argent grâce aux rançons extorquées.
Ils opèrent à bord de chalutiers de pêche et de vedettes rapides dans le Golfe d'Aden, l'une des voies maritimes les plus
fréquentées du monde entre la Méditerranée et l'Océan indien.
La communauté internationale se mobilise
Le gouvernenent de transition somalien n'est pas en mesure de lutter contre ce fléau.
Il contrôle à peine Mogadiscio, encore moins donc les côtes. On accuse même certains ministres d'être en cheville avec les
pirates.
En juin le Conseil de sécurité des Nations unie a voté une résolution autorisant les Etats à pourchasser les pirates dans
les eaux territoriales somaliennes.
En outre une flotille de navires de guerre étrangers patrouillent la région pour prévenir toute attaque.
Le destroyer americain USS Howard s'est approché du cargo ukrainien ancré au large du port de Dobyo pour empêcher que la cargaison
ne soit déchargée.
Le bateau transporte en effet une trentaine de chars T72, des lance-roquettes et des ammunitions.
L'Ethiopie, dont l'armée est intervenue à la fin de l'année 2007 pour soutenir le gouvernement de transition, craint que
ces armes, si elles tombaient aux mains de rebelles, ne déstabilisent encore davantage la région.