BBCAfrique.com
  • Aide
  • Version texte
Haoussa
Arabe
Grands Lacs
Afrique lusophone
Somali
Swahili
l'anglais
 
Dernière mise à jour:
 
Envoyez le texte à un ami   Version imprimable
L'ANC rend hommage à Thabo Mbeki
 
Thabo Mbeki
le président Mbeki laissera le souvenir d’un panafricaniste convaincu
Le Congrès National Africain a rendu un hommage appuyé au président Mbeki au cours d’une conférence de presse dont le but semblait être de rassurer, après que le président Mbeki a été contraint à la démission par son propre parti.

Le président de l’ANC, Jacob Zuma a salué en Thabo Mbeki, "un militant valable, un cadre hors pair du parti".

Accusé par un juge d’avoir instrumentalisé le parquet dans le but de barrer la voix à la présidence de la république à Jacob Zuma, le président Mbeki qui a démissionné dimanche laissera le souvenir d’un panafricaniste convaincu.

Né en 1942, Thabo Mvuyelwa Mbeki adhère à l’ANC à 14 ans, suivant ainsi très vite les pas de son père, Govern Mbeki, un des dirigeants de l’ANC et compagnon de lutte de Nelson Mandela. L’activisme du jeune Thabo lui vaut d’être renvoyé du lycée pour activités subversives.

Commence alors pour lui une vie d’exil qui va le conduire en Tanzanie d’abord, puis en Grande Bretagne où il obtient un Masters en économie avant de se rendre en Union Soviétique, où il suit notamment un entraînement militaire dans le but de se rendre utile à la branche armée de l’ANC, qui se bat contre le régime d’apartheid.

Pendant trente ans, il vit tour à tour en Zambie, au Botswana, au Swaziland et au Nigeria. Hier le président de l’ANC a salué en lui un panafricaniste convaincu. "Le camarade Mbeki a, entre autre, réussi à imposer l’Afrique en tête de liste de l’agenda international et à promouvoir le renouveau de l’Afrique", a déclaré Jacob Zuma.

Thabo Mbeki se dépense, en effet, sans compter pour l’Union Africaine. Selon des analystes, il réussit à tempérer l’influence de dirigeants comme le colonel Kadhafi, et à mettre l’organisation à l’abri de la tutelle du guide de la révolution libyenne, qui exerçait une sorte de chantage des pétrodollars pour imposer ses vues à l’UA.

En 1997, alors qu’il est désigné pour succéder à Nelson Mandela, dont le mandat doit s’achever deux ans plus tard, et que le célébrissime Sud-africain vient d’ordonner le démantèlement de l’arsenal nucléaire militaire de son pays, Thabo Mbeki le convainc d’engager un programme de modernisation de l’armée.

Deux sous-marins sont acquis auxquels s’ajoutent plusieurs dizaines d’avions et d’hélicoptères de combat, pour plus de 3 milliards de dollars de l’époque, soit environ 2000 milliards de Francs cfa.

L’opposition dénonce ce qu’elle appelle cette "mégalomanie" et s’interroge sur la menace qui justifie une telle puissance de feu.

Comme souvent Thabo Mbeki répond par le silence, alors que cette préoccupation soulevée par l’opposition inquiète aussi de simples Sud-africains.

Aujourd’hui alors qu’il a tiré sa révérence, c’est principalement cette manière de gérer le pays comme s’il était un guide éclairé, qui revient souvent dans les critiques de ses concitoyens.

 
 
A VOIR AUSSI
 
 
Envoyez le texte à un ami   Version imprimable
 
  Notre équipe|Fréquences
 
BBC Copyright Logo
 
^^ Retour en haut de page
  Page d'accueil | Nos Dossiers | Forum | Météo
 
  BBC News >> | BBC Sport >> | BBC Weather >> | BBC World Service >> | BBC Languages >>
 
  Aide | Protection de vos données personnelles| Pour nous joindre