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Zimbabwe: l'accord signé
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Plusieurs chefs d'Etats et de gouvernement africains ont assisté, lundi, à la signature de l'accord entre le président Mugabe
et l'opposition.
Robert Mugabe et les responsables des deux factions du Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC) ont apposé leur signature sur le document, qui consacre la formation d'un gouvernement d'union nationale. L'opposant Morgan Tsvangirai occupe le poste de Premier ministre. Le président sud-africain, Thabo Mbeki, médiateur dans la crise, a présenté les principaux responsables politiques zimbabwéens en les appelants par leur nouveau titre. Son annonce a été ponctuée de cris et d'applaudissements. Morgan Tsvangirai s'est engagé a mettre fin a la "pénurie alimentaire dévastatrice". Le nouveau Premier ministre a appelé les militants de la ZANU-PF, le parti au pouvoir, et ceux du MDC à s'unir. Pour sa part, dans un long discours, le président Mugabe a rappelé la lutte héroïque du Zimbabwe pour l'indépendance, dont il a été une des grandes figures. Il a également reconnu que certaines parties de l'accord ne lui convenaient pas, tout en soulignant que ses adversaires étaient dans la même situation et que certains points, en revanche, plaisaient a tout le monde. Robert Mugabe, lui aussi, demandé a son parti et a l'opposition de travailler ensemble. ECONOMIE SINISTREE Une fois la crise politique résolue, la question cruciale au Zimbabwe sera celle de l'économie. Le pays est a genoux et plusieurs millions de Zimbabwéens dépendent de l'aide alimentaire internationale. Mais c'est de la réalité du partage du pouvoir que dépendra l'aide internationale massive dont le Zimbabwe a besoin pour sortir du marasme économique. L'Union européenne a décidé d'attendre que le nouveau gouvernement d'union nationale au Zimbabwe prenne "des mesures pour restaurer la démocratie" avant de relancer son aide économique à ce pays. La chute libre de l'économie zimbabwéenne a commencé il y a huit ans, avec le lancement du programme de saisie des terres des fermiers blancs. La production, autre que minière, est au point mort et les denrées de premières nécessité sont devenues introuvables. Le Zimbabwe, autrefois grenier de la région, affiche aujourd'hui une inflation de plus de onze millions de pour-cent. |
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