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Zimbabwe: négociations suspendues
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Un sommet régional est organisé ce week end à Johannesburg pour tenter de trouver un accord de partage de pouvoir entre le
parti au pouvoir au Zimbabwe et l'opposition.
Thabo Mbeki se refuse de parler d’échec des négociations et se rend ce mercredi en Angola pour faire le point avec son homologue qui préside le conseil de paix et de sécurité de la SADC. Selon le président Mbeki qui s’est exprimé au cours d’une conférence de presse tard dans la nuit, aucun accord n’a été signé entre le pouvoir et la faction du MDC dirigé par Arthur Mutambara. Le vice-président de cette faction, Welshman Ncube a lui aussi démenti à la BBC la signature d’un quelconque accord. Un peu plus tôt dans la soirée, des responsables du parti présidentiel avaient déclaré avoir signé un accord avec le MDC de Mutambara et précisé que fort de cet accord, le président Mugabe allait former un gouvernement incluant des membres de cette faction du MDC dans un délai d’une semaine. Il est vrai qu’avec ses dix députés la formation d’Arthur Mutambara peut faire basculer la balance dans un camp comme dans l’autre, l’écart entre le parti de Morgan Tsvangrai et celui de Robert Mugabe étant très faible.
Mais les analystes font remarquer qu’un accord Mugabe-Mutambara est voué à l’échec et qu’il ne permettrait pas de résoudre la grave crise politique et économique que traverse le Zimbabwe. Le parti de Morgan Tsvangirai a en effet remporté le plus grand nombre de députés aux élections parlementaires. L’opposant est arrivé largement en tête au premier tour de présidentielle, les seules échéances reconnues par tous comme libres et démocratiques contrairement à la réélection de Robert Mugabe qui a été jugée problématique par tous les observateurs étrangers. On sait depuis l’ouverture dimanche dernier des négociations entre les leaders politiques zimbabwéens que les pourparlers butaient sur les pouvoirs que le président Mugabe est prêt à céder au premier ministre issu de l’opposition. Mais aussi sur la durée de vie de ce gouvernement et la répartition des postes de souveraineté, défense, sécurité, finances et affaires étrangères. L’opposant Tsvangirai qui est pressenti pour occuper le poste de Premier ministre souhaitait que le locataire de la Primature ait le pouvoir de nommer et de révoquer les ministres dans un gouvernement qui pour lui ne devait pas rester en place plus de deux ans et demi, le temps d’organiser de nouvelles élections crédibles. Mais le parti au pouvoir exige pour sa part que Robert Mugabe puisse rester en place jusqu’à la fin de son mandat dans cinq ans, avec tous les pouvoirs exécutifs. |
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