10 Juillet, 2008 - Heure de publication 17:40 GMT
C'est l'un des personnages de la communauté noire qui incarne le mouvement contemporain des droits civiques aux Etats Unis.
Le révérend Jesse Jackson, compagnon de lutte du défunt Martin Luther King, a toujours milité en faveur de la justice et l'égalité pour la minorité noire.
Alors, quand il profère des propos "regrettables" contre le premier candidat noir à une présidentielle américaine, il trouvera plus d'une personne pour s'en étonner.
Mais le révérend n'a pas usé d'équivoque pour exprimer ses regrets.
Les faits. Lors d'une ause au cours d'une interview accordée à la chaine de Television Fox News, Jesse Jackson a fait observer à un co-invité que Barack Obama est condescendant à l'égard des noirs.
Il a ensuite ajouté, "j'ai envie de lui trancher les couilles".
Initialement, les chaines de télévisions ont hésité à diffuser les remarques péjoratives qui ont pas été ainsi faites en dehors du cours normal de l'interview.
Un présentateur de CNN a même déclaré que "les propos sont tellement crus que nous ne pouvons pas les répéter à l'antenne".
Par la suite, Fox News qui s'était abstenue de diffuser la vidéo jusque dans la nuit a indiqué, usant d'allusion que "Jackson a menacé de faire une certaine coupe anatomique de Barack Obama".
La chaine s'était contentée de jouer le passage du clip sur lequel on voit le révérend dire que Barack obama parle avec condescendance aux noirs.
Face à ce flagrant délit, Jesse Jackson a reconnu que ses propres à l'encontre du candidat démocrate étaient déplacés.
Lors d'un point de presse, il a déclaré qu'il est désolé, se sentant obligé de préciser qu'il soutient, sans réserve, la candidature de Barack Obama.
Le révérend a dit avoir appelé la direction de campagne du sénateur de l'Illinois pour offrir ses regrets.
Un porte-parole de la campagne d'Obama, Bill Burton, a réagi aux excuses de Jesse Jackson, indiquant que Barack Obama va continuer d'évoquer "les responsabilités que nous avons envers nous mêmes et envers les uns et les autres".
Mais "Barack Obama, bien entendu, accepte les excuses du réverend Jackson", a précisé Bill Burton.
A noter que Barack Obama a eu un certain nombre d'ennuis avec les hommes d'église au cours de sa campagne pour les primaires.
En mai dernier, il a du désavouer le sermon de l'un de ses supporters, le révérend Michael Pfleger, qui a laissé entendre que sa rivale d'alors Hilary Clinton se sentait destinée à battre Obama parce qu'elle est blanche.
Et auparavant, le sénateur de l'Illinois a du denoncer les declarations du reverend Jeremiah Wright qui a celebré son mariage et baptisé ses enfants.
Le révérend Wright soutenait que les attaques du 11 septembre étaient un logique retour de l'ascenseur contre les Etats Unis qui dispansent la terreur a travers le monde.