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Radovan Karadzic sous les verrous
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L'arrestation de Radovan Karadzic va, pour un temps du moins, atténuer l'attention qui pèse sur le premier chef d'Etat en
exercice qui fait l'objet d'une demande de mandat d'arrêt international de la part de la CPI.
Mais la perspective d'une bataille diplomatique sur le sort d'Omar El Béchir reste d'actualité. L'initiative du procureur Luis Moreno Ocampo a été accueillie avec défiance par le gouvernement de Khartoum et le monde arabe a exprimé sa solidarité avec le président soudanais. Sur le plan diplomatique l'Union Africaine a adopté une position claire en disant vouloir saisir le conseil de sécurité de l'ONU pour que la procédure déclenchée soit retardée. Pour l'UA il s'agit ainsi de sauver les négociations pour ramener la paix au Darfour. Pour répondre à cette demande le conseil de sécurité de l'ONU a une seule possibilité : invoquer l'article 16 du statut de la CPI qui lui permet de suspendre les enquêtes ou les arrestations pendant un an. Parmi les membres du conseil la Russie a d'ores et déjà fait savoir qu'elle serait très attentive à la requête de l'Union Africaine. Les associations de défense des droits de l'homme estiment que si Omar El Béchir bénéficie d'une suspension de la procédure judiciaire l'indépendance de la CPI pourrait être remise en cause. Quant aux chefs d'Etat en fonction qui pourraient subir le même sort ils pourraient être tentés d'interpréter la décision
comme un signal à l'impunité. |
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