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Dernière mise à jour: 22 Mai, 2008 - Heure de publication 03:33 GMT
 
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Afrique du Sud : l'armée intervient dans les townships
 

 
 
Violences xénophobes en Afrique du Sud
Des sud-africains s'en prennent violemment aux étrangers
Le président sud-africain a ordonné mercredi le déploiement de l'armée pour mettre fin aux violences xénophobes qui ont fait 42 morts et plusieurs dizaines de blessés selon le dernier bilan.

Mais cette décision qui ne fait pas l'unanimité est un peu tardive selon certaines critiques.

Par ailleurs, des milliers d'étrangers ont commencé à fuir l'Afrique du Sud.

9.000 Mozambicains ont ainsi été rapatriés, alors que 16.000 étrangers sont encore sous la protection de la police dans des centres improvisés.

Il s'agit pour le moment de mettre des détachements de l'armée à la disposition de la police, "des troupes mobilisables qui viendraient en renfort de la police chaque fois que le besoin se fait sentir" selon le porte-parole de la police, Sally de Beer.

Dans l'immédiat, "l'armée ne devrait donc pas être déployée de manière systématique dans les bidonvilles et townships," a-t-il ajouté.

Cette décision de déployer l'armée est cependant diversement appréciée.

En effet, certains estiment que bien des vies auraient pu être épargnées si le gouvernement s’était engagé plus tôt dans cette voie.

L'ordre national des avocats et certains analystes indépendants se sont, pour leur part, montrés réservés voire opposés à cette décision affirmant notamment que l'armée n’est pas formée pour ce genre d’opérations.

Mais ce nouveau développement tend à prouver que les autorités redoutent de nouvelles violences et une intensification des attaques sur les étrangers.

Un policier sud-africain tirant des balles en caoutchouc
L'armée vient en renfort de la police

La veille, le ministre de la sécurité déclarait encore que la police était en mesure de faire face à la situation.

Les premières violences mercredi à Durban expliqueraient cette mesure préventive.

Le KwaZulu Natal, province frondeuse, a été le théâtre de violences politiques pendant la campagne pour les premières élections démocratiques d'Afrique du Sud.

Ces combats qui ont continué un moment après l'élection de Nelson Mandela avaient fait plusieurs centaines de morts tandis que des milliers de maisons avaient été incendiées ou détruites.

L'armée avait alors du venir en renfort de la police.

 
 
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