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Le Hezbollah gagne du terrain à Beyrouth
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En moins de deux jours, Beyrouth a littéralement basculé dans la tourmente. Le Hezbollah n'a pas eu de mal à s'emparer de
plusieurs secteurs musulmans de la ville.
Les accrochages entre partisans de l'opposition et ceux du gouvernement viennent de cesser. Les combattants du Hezbollah ont pris le contrôle de l'ouest de Beyrouth. Les affrontements ont cessé a la mi-journee. L'armée et les forces de sécurité intérieure sont désormais déployées dans les zones contrôlées par l'opposition. Toute la nuit et jusqu'à ce matin, les combats n'avaient pratiquement pas discontinué dans les rues de Beyrouth : explosions de roquettes, tirs à l'arme automatique et mouvements rapides de miliciens. Tout cela sous le regard d'une armée certes présente en masse sur le terrain, mais qui jusque-là, fidèle à sa neutralité, se contente de compter les points. Il faut dire que cette armée est à l'image du pays. Elle est multiconfessionnelle et très mélangée. Elle comprend donc des soldats sunnites et chiites, dont les amis, les proches, les parents peut-être, sont impliqués dans les combats. À chaque fois que la troupe intervenait par le passé contre l'un ou l'autre des belligérants, elle volait en éclat, éparpillée en brigades communautaires. Aussi, son commandement a préféré cette fois prendre la décision de rester à l'écart, sécurisant autant que faire se peut les bâtiments officiels et les grands axes routiers. Les différentes sources hospitalières et de sécurité parlent de plus de 11 morts et de dizaines de blessés. Géographiquement, les accrochages étaient concentrés dans les quartiers musulmans mixtes de la ville : chiites soutenant le Hezbollah contre sunnites fidèles à Saad Hariri, fils de l'ancien premier ministre assassiné. Plus combatif, mieux équipé et surtout très discipliné, le Hezbollah contrôle désormais plusieurs secteurs considérés jusque-là comme des bastions sunnites dans l'ouest de Beyrouth. La capitale libanaise a repris son visage des mauvais jours. |
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