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21 Avril, 2008 - Heure de publication 17:15 GMT

Arnaud Zajtman
BBC Afrique, Kinshasa

Méga-barrage pour l'Afrique

Le barrage d'Inga est à l'image du Congo. Son potentiel est énorme, mais il se trouve dans un état de déliquescence totale.

Sur les 22 turbines existantes, seules sept sont en état de marche.

Pour les réhabiliter, la Société Nationale d'Electricité, la SNEL, s'est engagée dans un partenariat avec la Banque mondiale il y a plusieurs années.

Selon Vika Di Panzu, directeur à la SNEL et spécialiste d'Inga, ce partenariat avec la Banque mondiale est fastidieux.

La Banque mondiale multipliant les missions d'évaluation alors que la réhabilitation proprement dite, elle, tarde à débuter.

Personne à la Banque mondiale n'était disponible lundi pour répondre aux questions de la BBC et réagir à cette critique.

La SNEL a décidé de faire appel à des capitaux privés.

Cela ne concerne pas la réhabilitation des deux barrages mais la construction de nouveaux barrages sur le site d'Inga, qui pourraient produire au total 45.000 mégawatts d'électricité.

L' investissement nécessaire pourrait atteindre vingt milliards de dollars américains.

45.000 mégawatts, c'est le double de la production énergétique du barrage des Trois Gorges en Chine, le plus important du monde pour l'instant.

Dans son état actuel, le barrage d'Inga est très loin de son potentiel.

Il ne produit pas 45.000 mais seulement 860 mégawatts.

Près d'un tiers de cette production sert à alimenter la capitale congolaise, électrifiée seulement à 40 pour cent, selon les chiffres officiels.

Un autre tiers alimente les mines du Katanga, et le dernier tiers est exporté vers le Congo-Brazzaville, le Zimbabwe et l'Afrique du Sud.

A terme, avec le potentiel hydro-électrique de son fleuve, la République démocratique du Congo espère exporter de l'électricité vers de nombreux pays d'Afrique.