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Tchad : fuite des civils
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La capitale tchadienne, N'djamena, serait calme suite à l'échec de l'offensive des rebelles, selon le gouvernement.
Une source humanitaire contactée par la BBC à N'djamena a cependant fait état de combats dans la journée mais l’information restait pratiquement impossible à confirmer. En revanche, les combats dans la capitale tchadienne ont provoqué la fuite de centaines, voire de milliers de personnes. Les civils se réfugient ainsi de l'autre coté de la frontière, dans la localité camerounaise de Kousseri. Pour sa part, le Conseil de sécurité des Nations Unies a condamné les attaques des groupes rebelles contre le gouvernement tchadien. La déclaration, adoptée ce lundi après-midi, condamne plus généralement "toutes les tentatives de destabilisation par la force" et rappelle le soutien du conseil de sécurité "à la souveraineté, l'unité, l'intégrité territoriale et l'indépendance politique du Tchad". Le Conseil de sécurité de l'ONU, adoptant un texte proposé par la France, appelle par ailleurs les Etats membres à soutenir les autorités de N'djamena. Paris est accusée par la rébellion et l'opposition tchadienne en exil de soutenir militairement le gouvernement tchadien. Tom Erdimi, du Rassemblement des Forces pour le Changement, affirme aussi que les combats de dimanche contre l'armée tchadienne ont été très violents et ont occasionné de lourdes pertes du coté des soldats. Un porte-parole de l'armée française joint par BBC Afrique a cependant démenti ces accusations. Suite à l'offensive de la rébellion, plusieurs dirigeants de l'opposition tchadienne ont été arrêtés. Le ministre tchadien des affaires étrangères, Ahmat Allami, contacté par BBC Afrique, a précisé qu’ils étaient soupçonnés
de collusion avec les rebelles. |
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