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UE/Afrique: Avant le sommet de Lisbonne
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Avant le sommet Union Européenne - Afrique qui se tiendra samedi et dimanche à Lisbonne, le président de la Commission Européenne,
José Manuel Barroso et le Commissaire européen au Développement ont présenté les enjeux au cours d'une conférence de presse.
Conférence au cours de laquelle, les questions ont aussi porté sur les sujets délicats : la présence du Président zimbabwéen, Robert Mugabe et les difficultés dans les négociations des Accords de Partenariat Economique entre l'UE et les différentes régions du Groupe des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. "Je ne comprends pas pourquoi ceux qui ont lutté pour la libération de leur pays, ne veulent pas la liberté pour leur peuple. Ça, je ne peux pas l'accepter ", a déclaré le président de la Commission, faisant clairement allusion au Zimbabwe, ajoutant que la question des droits de l'homme devait être posée directement lors du sommet. Interrogé sur l'absence annoncée du Premier Ministre britannique Gordon Brown, José Manuel Barroso a indiqué que les problèmes de violations de droits de l'homme se posent aussi ailleurs qu'au Zimbabwe.
Tout en affirmant respecter la décision de Gordon Brown, José Manuel Barroso a dit que si la ligne politique qui prévalait consistait à ne pas participer à des conférences auxquelles sont représentés des pays où l'on viole les droits de l'homme, il n'assisterait pas à beaucoup de conférences internationales. Autre sujet susceptible de jeter une ombre sur le sommet : les difficiles négociations en cours pour de nouveaux accords de partenariat économique censés libéraliser les échanges à partir de 2008, entre l'UE et les régions d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Un sujet sur lequel le Président sénégalais Abdoulaye Wade a exprimé des réserves. "J'ai répondu dans une lettre personnelle au Président Wade, en mentionnant des éléments dont il ne tient pas compte", a rétorqué le commissaire au développement, Louis Michel. Celui-ci a remarqué que la libéralisation ne concernerait pas plus de 80% des échanges entre l'UE et l'Afrique. Et que pour
des pays à revenu intermédiaire comme la Côte d'Ivoire, l'absence d'accord équivaudrait à une catastrophe. |
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