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27 Septembre, 2007 - Heure de publication 12:20 GMT

Francois Misser
BBC Afrique, Bruxelles

L'Union Européenne met la pression sur les pays ACP

A Bruxelles, devant les locaux de la Commission européenne, quelque 300 militants d’organisations non gouvernementales européennes et africaines, ont bâti ce jeudi un mur symbolique en carton.

Objectif : arrêter les accords.

Endiguer la vague déferlante du libre échange.

Les protestataires dont Oxfam, Action Aid, SOS Faim estiment que les propositions européennes visant à contraindre les pays ACP à ouvrir davantage leurs marchés, risquent d’amener à la destruction des économies ACP.

De son côté, le président de la confédération paysanne du Burkina Faso, Bassiaka Dao, estime que les APE sont un risque pour la souveraineté alimentaire des pays africains.

Les manifestants ont demandé au Commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, d’arrêter de menacer d’augmenter les tarifs douaniers sur les importations en provenance des pays ACP si ceux-ci ne signent pas les accords avant la fin de l’année.

La Commission explique en effet que les dérogations dont bénéficient actuellement les pays ACP auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce dans le régime des échanges avec l’UE, expirent à ce moment-là.

Des représentants de la société civile auront prochainement des entretiens à propos des APE avec les gouvernements burkinabé et ougandais notamment.

Mais ces protestations ne font l’unanimité en Europe. La semaine dernière, le commissaire européen au développement, Louis Michel, a déclaré aux ambassadeurs ACP, qu’il n’y avait pas de plan B, pas d’alternative aux APE.

La fédération des chambres de commerce européennes, Eurochambres dénonce la campagne de diabolisation des APE par les ONG.

Au contraire, le libre échange va engendrer la prospérité et faciliter les transferts de technologie, plaide le président d’Eurochambres, Pierre Simon.