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Bouteflika intensifie sa lutte contre le terrorisme | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le président Bouteflika prône une lutte "intense" et "sans relâche" contre les islamistes armés. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika s’est déclaré pour une lutte "sans relâche" contre les radicaux islamistes armés qui refusent de déposer les armes et s’opposent à la politique de réconciliation nationale, dans un discours prononcé jeudi devant les hauts responsables de l’armée, à l’occasion du 45ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Le chef de l’Etat algérien a estimé que "la paix est largement revenue à travers le pays". Mais il a implicitement admis dans son discours, que sa politique de réconciliation nationale n’a pas abouti à l’arrêt total de l’effusion de sang. Les attentats contre les forces de sécurité sont presque quotidiens dans les zones montagneuses. Ainsi, jeudi matin, jour de la célébration du 45ème anniversaire de l’indépendance, une bombe a explosé au passage du préfet de Tizi Ouzou et de la délégation qui l’accompagnait. L’attentat, qui a fait un blessé, a été commis sur une route de montagne entre Larba Nath Iraten (ex-Fort National) et Aïn El-Hammam (ex-Michelet), dans la région de Tizi Ouzou, en Kabylie (100 km à l’est d’Alger). "J’entends, en ma qualité de chef suprême des forces armées, que la lutte contre les résidus terroristes redouble d’intensité", a-t-il souligné devant les chefs de l’armée. Pour le président Bouteflika, les attentats d’avril dernier à Alger, qui ont fait 30 morts et plus de 220 blessés, "ont rappelé la nécessité absolue de ne point baisser la garde". Il est vrai que la situation sécuritaire s’est améliorée ces dernières années dans le pays. Mais malgré les ratissages, presque quotidiens de l’armée, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu la branche d’Al-Qaïda au Maghreb, continue de sévir dans plusieurs régions à l’est d’Alger. Ses rangs continuent de grossir avec l’arrivée au maquis de nouveaux éléments, parmi lesquels des islamistes "repentis" qui ont repris le chemin des montagnes, selon la presse. Hormis une parade artistique et des tirs de feux d’artifices jeudi à Alger, le 45ème anniversaire de l’indépendance n’a pas donné lieu à de grandes festivités. Les Algériens sont plutôt préoccupés par la crise du logement, la cherté de la vie, la corruption, la "hogra" (injustice), le piston, les passe-droits ainsi que le chômage et les mauvaises conditions de vie des jeunes. Bon nombre de jeunes ne pensent en effet qu’à une seule chose : partir, quitter le pays, aller sous d’autres cieux plus cléments pour y travailler et vivre. Ce qui explique l’ampleur du phénomène de la "harga", immigration clandestine, qui a pris des proportions importantes ces dernières années. Jeudi à l’aube, 17 "haraga" (immigrés clandestins) ont été interceptés au large de Ghazaouet, dans l’ouest algérien. Ils voulaient rejoindre les côtes espagnoles à bord d’une embarcation de fortune. Quatre jours auparavant, quatre "haraga" ont péri au large d’Oran, également dans l’ouest algérien. Cinq autres "haraga" du même groupe ont pu être secourus par un pétrolier. Leur embarcation avait chaviré en haute mer. Les discours des autorités sur les lendemains meilleurs n’ont aucun impact sur cette frange importante de la population algérienne. Les jeunes de moins de 30 ans représentent plus de 70% des 33 millions d’Algériens. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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