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Le Front Polisario et le Maroc toujours en négociations | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Au premier round des négociations, entre le Maroc et le Front Polisario, qui se tiennent sous les auspices des Nations-unies, on est encore loin d'un compromis. Les deux parties continuent de se parler dans une ambiance, qualifiée par la facilitation, de détendue. Dans son discours d'ouverture de la rencontre, le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, Lynn Pascoe, a estimé que l'impasse dans laquelle se trouve le dossier est devenue intolérable. Il a ajouté que le conflit doit être résolu à travers un accord mutuel qui apportera l'autodétermination au peuple du Sahara occidental. Mais la tonalité des discours d'ouverture ne présage pas d'une solution politique définitive. Par exemple Chakib ben Moussa, ministre marocain de l'intérieur et chef de la délégation, a insisté sur le fait que l'impératif du respect de la souveraineté du royaume, son unité nationale et son intégrité territoriale ne peuvent faire l'objet d'aucune concession ou de marchandage. Du côté du Front Polisario, le mouvement indépendantiste sahraoui, on affirme qu'on ne fera pas la moindre concession sur le principe de l'autodétermination. Un dialogue de sourds qui montre qu'après le premier jour des négociations, on est encore loin de faire l'unanimité sur l'appel du Conseil de sécurité d'aller à des négociations "directes de bonne foi et de sans conditions". Même si certains observateurs présents aux pourparlers n'attendent pas un changement soudain de position de la part de Rabat et du Front Polisario, ils estiment que le fait, que les deux parties aient accepté de se parler sans agressivité, est un signal positif après dix ans de status quo. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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