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Le procès de Charles Taylor ajourné | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Charles Taylor a refusé de comparaître devant ses juges. Il dénonce un procès inéquitable et demande le renvoi de son avocat pour se défendre lui-même. Au cours de cette première audience, le procureur a lu sa déclaration liminaire, retraçant l'histoire de la guerre civile en Sierra Leone, et définissant le rôle que Charles Taylor y a joué, selon l'acte d'accusation. Charles Taylor a dénoncé, dans une lettre lue par son avocat à l'ouverture de son procès, l'inégalité des moyens entre l'accusation et la défense. «J'en suis arrivé à la conclusion que je ne bénéficierai pas d'un procès équitable devant le Tribunal spécial (pour la Sierra Leone, TSSL) à ce stade et je dois refuser d'assister aux audiences.» Charles Taylor dit avoir perdu la confiance qu'il avait placée dans le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, une juridiction soutenue par les Nations unies. «Je ne peux pas participer à cette comédie qui est injuste pour le peuple du Liberia et pour le peuple de Sierra Leone. Je n'ai qu'un avocat pour me représenter contre neuf pour l'équipe de l'accusation. Cela n'est ni équitable ni juste» a-t-il poursuivi. Charles Taylor premier chef d'Etat africain jugé par un tribunal international est accusé de soutien aux rebelles qui ont martyrisé des civils en Sierra Leone dans les années 90. Le procès se déroule devant une chambre du TSSL siégeant à La Haye, à la demande des autorités libériennes qui ont evoqués des problèmes de sécurité. Agé de 59 ans, Charles Taylor, doit répondre de 11 chefs d'inculpation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il est considéré comme la figure centrale dans les guerres civiles qui ont ravagé le Libéria et la Sierra Leone entre 1989 et 2003 et qui ont fait près de 400.000 morts, il plaide non coupable. Il risque la réclusion à perpétuité. Charles Taylor a été remis au tribunal spécial établi conjointement par la Sierra Leone et les Nations unies en 2006, après avoir été arrêté alors qu'il tentait de franchir la frontière entre le Nigeria où il était refugié et le Cameroun. Pour l'accusation publique comme pour les organisations de défense des droits de `l'homme, son procès doit marquer un tournant dans l'histoire de l'Afrique. La prochaine audience aura lieu le 23 juin. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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