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Guinée: vers des négociations ? | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une rencontre est prévue, lundi après-midi, entre les dirigeants syndicaux et les présidents de la Cour suprême, de l'Assemblée nationale et du Conseil économique et social. Les syndicalistes et les autorités tentent de trouver un compromis, afin de mettre en oeuvre l'accord conclu avec le gouvernment et prévoyant la nomination d'un Premier ministre de consensus. Cette rencontre doit avoir lieu en présence de dignitaires religieux avec lesquels les syndicats ont déja discuté dimanche. L'implication des chefs religieux aurait permis d'assouplir les positions des protagonistes. Les syndicats renonceraient au départ du président Conté. Ils exigent, néanmoins, l'application stricte de l'accord, signé le 27 janvier, avec la Présidence qui prévoit la nomination d'un Premier ministre de consensus. Les autorités, en échange, seraient prêtes à renoncer à la nomination d'Eugène Camara, jugé trop proche du chef de l'Etat par les syndicats. Ces négociations coincident avec l'allègement du couvre-feu. Il est désormais interdit de circuler entre 18H00 et 06H00. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de l'état de siège, décrété du 12 au 23 février par le président guinéen, Lansana Conté. L'annonce de l'assouplissement du couvre-feu a été faite par le chef d'état-major de l'armée, le général Kerfalla Camara, sur la Radio-télévision de Guinée (RTG). Mais alors que le calme revient progressivement, les responsables des organisations de la société civile guinéenne affirment que des centaines d'arrestations ont eu lieu, à Conakry et dans plusieurs autres villes. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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