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Des manifestations anti-Gbagbo font deux morts | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Plusieurs villes étaient paralysées par les manifestations. C'est à Agnibilekro, dans l'est de la Côte d'Ivoire, que les événements semblent avoir été les plus violents. Selon le préfet et les organisateurs, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Une personne a été tuée et d'autres blessées. En représailles, les manifestants ont incendié le commissariat. Le calme était revenu en milieu de journée. Il y a également eu un mort à Abidjan dans le quartier de Koumassi. Les forces de défense et de sécurité ont dispersé la foule et blessé un jeune homme par balles. Il est décédé des suites de sa blessure à la cuisse à l'hôpital de Treichville. Par ailleurs, plusieurs personnes ont été interpellées aussi bien à Abidjan que dans d'autres villes. A Bouafle, les responsables de l'opposition indiquent que 3 jeunes houphouetistes ont été arrêtés par des hommes en treillis. Cependant, ces responsables ne savent pas où les personnes arrêtées ont été emmenées - ils n'ont pas pu les contacter au commissariat et à la gendarmerie. Cette vague de manifestations fait suite à l'ultimatum lancé par la jeunesse du Rassemblement des houphouetistes pour la paix la semaine dernière. Les jeunes avaient donné 48 heures au président Laurent Gbagbo pour revenir sur certaines de ses décisions, notamment la réhabilitation dans leurs fonctions de 3 personnalités mises en cause dans le scandale des déchets toxiques. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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