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L'émissaire de l'ONU prié de quitter le Soudan | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le représentant des Nations Unies à Khartoum, Jan Pronk, a été rappelé pour consultations après la décision du gouvernement soudanais de l'expulser. L'expulsion a été ordonnée suite à la déclaration de Jan Pronk dans son blog 14 octobre que les forces armées soudanaises avaient subies des revers dans le Darfour et que leur morale était au plus bas. Selon l'émissaire des Nations Unies, des pertes chiffrées à des centaines de soldats et la capture d'un grand nombre de militaires avaient débouché sur le limogeage de généraux. M. Pronk avait ajouté que des miliciens pro-gouvernementaux Djandjawids avaient, de nouveau, été mobilisés en violation des résolutions des Nations Unies. Les Djandjawids sont accusés d'avoir perpétré des atrocités, voire même un génocide. Un ancien milicien Djandjawid, établi à Londres, a indiqué à la BBC que des ministres soudanais avaient formellement donné des instructions à son unité pour se livrer à des exactions incluant notamment le viol et le massacre d'enfants.
Ce milicien a ajouté que les combattants Djandjawids effectuent des incursions dans les villages qui ont été, au préalable, bombardés par l'aviation. Le gouvernement dément apporter tout soutien aux miliciens et affirme que les problèmes du Darfour ont été exagérés pour des raisons politiques. Le gouvernement soudanais avait vivement protesté contre des propos de Jan Pronk, le ministère des Affaires étrangères avait indiqué que les déclarations de l'émissaire onusien n’étaient pas compatibles avec son mandat. Pour sa part, l'armée soudanaise avait estimé que Jan Pronk devait être déclaré persona non grata pour s'être "ouvertement ingéré dans les affaires des forces armées". Une expulsion critiquée Le porte-parole de Kofi Annan, Stéphane Dujarric a confirmé que le Soudan avait réclamé le départ de l'envoyé spécial de l'ONU, ajoutant que le Secrétaire général a demandé à son représentant à Khartoum de venir à New York pour des consultations. A Londres, le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères chargé de l'Afrique, Lord David Triesman a déclaré que "le gouvernement britannique condamne la décision d'expulser l'envoyé spécial représentant le secrétaire général de l'Onu au Soudan". "Cette décision est contre-productive et ne contribuera en rien à résoudre les problèmes du Soudan. Je demande au gouvernement soudanais de reconsidérer sa décision", a ajouté Lord David Triesman. Un porte-parole de l'Union européenne, Amadeo Altafaj Tardio a indiqué que la présence de Nations unies est essentielle pour la population de la région du Darfour. Le gouvernement soudanais continue de s'opposer à la communauté internationale qui souhaite l'envoi d'une force onusienne dans cette région, où vivent 7 millions d’habitants. Le Conseil de Sécurité a voté une résolution appelant au remplacement de 7 mille soldats de l'Union Africaine par 20 mille casques bleus dans le Darfour. Le Soudan a rejeté cette résolution, indiquant qu'une telle disposition empiétait sur sa souveraineté. Le conflit qui dure depuis trois ans dans le Darfour a provoqué le déplacement de deux millions de personnes et fait plus de 200.000 morts. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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